Entretien vidéo · Épisode 6

    Manu Reynaud — IA et souveraineté numérique à Montpellier

    Avec Manu Reynaud, CAMINumérique explore la souveraineté numérique, les usages de l'IA et l'acculturation à Montpellier : maîtriser les outils et les données.

    8 septembre 2026
    •
    40 min 26 s
    Invité
    Manu Reynaud
    Élu en charge du numérique à Montpellier lors de l'entretien•Ville et Métropole de Montpellier
    Profil officiel de Manu Reynaud

    Au programme

    Synthèse éditoriale de l'entretien. La date affichée correspond à la publication de cette page sur Camin Pulse. La vidéo a été publiée sur YouTube le 8 septembre 2026 ; la date d'enregistrement n'est pas renseignée.

    Comment choisir ses outils numériques sans perdre la maîtrise de ses données et de son organisation ? Dans cet épisode de CAMINumérique, le podcast Camin Pulse, Rémy Buffetto et Jérôme Berner échangent avec Manu Reynaud sur les choix numériques de la Ville et de la Métropole de Montpellier. L'entretien relie intelligence artificielle, souveraineté, responsabilité publique et coopération avec l'écosystème local.

    Manu Reynaud revient sur la prudence initiale de la collectivité face à ChatGPT et sur la méthode mise en place pour réfléchir à ses usages. Il décrit un moratoire sans blocage technique ni sanction associée, puis un travail collectif avec des acteurs économiques, des universitaires et une convention citoyenne. Dans son récit, la question n'est pas d'accepter ou de refuser une technologie par principe : il s'agit de préciser le besoin, les conditions d'utilisation et les responsabilités avant le déploiement. Il distingue notamment les outils destinés aux agents des interfaces proposées directement aux habitants.

    L'échange aborde ensuite le shadow AI : ces usages professionnels d'outils d'IA qui se développent en dehors du cadre prévu par l'organisation. Une consigne ne suffit pas à faire disparaître les pratiques. Manu Reynaud insiste sur la sensibilisation à la circulation des données, la sécurité et la formation. Le choix d'un modèle ne résume pas, à lui seul, la maîtrise d'un dispositif : l'hébergement, les accès et les conditions d'usage font aussi partie des arbitrages.

    La souveraineté numérique constitue le fil rouge de l'entretien. Manu Reynaud la présente d'abord comme une capacité de maîtrise, au-delà de la nationalité d'un fournisseur. Il décrit une démarche de cartographie des dépendances : quels services sont critiques, de quelles solutions dépendent-ils et dans quelles conditions peut-on en changer ? L'open source, l'interopérabilité et la réversibilité apparaissent comme des critères à examiner pour réduire les dépendances, sans prétendre supprimer toutes les interdépendances.

    Rémy Buffetto interroge également les effets de l'IA sur les métiers, les développeurs et les façons d'apprendre. La conversation porte sur les changements de pratiques, mais aussi sur les conditions nécessaires pour qu'une organisation puisse réellement les accompagner. Manu Reynaud décrit l'importance d'un alignement entre les décideurs, les professionnels et les citoyens. Il évoque les évolutions envisagées de la bureautique comme un chantier d'organisation de long terme, et non comme une migration déjà achevée.

    Le numérique responsable conserve sa place dans la discussion : choix d'équipement, réemploi, critères environnementaux et continuité des stratégies au-delà de l'actualité. Les agents IA et l'automatisation sont abordés avec la même exigence de méthode. Avant de généraliser une expérimentation, l'entretien invite à se demander qui accède à quoi, quels processus sont concernés et quelles compétences doivent être développées.

    Enfin, Manu Reynaud revient sur l'acculturation au numérique et à la cybersécurité. Il évoque la coordination entre acteurs du territoire, les médiathèques et le périscolaire comme des points d'appui possibles. Pour Camin Pulse, cette rencontre prolonge l'ambition de CAMINumérique : donner la parole aux acteurs de Montpellier et relier les choix technologiques aux enjeux humains et organisationnels. Le résumé restitue les positions exprimées pendant l'entretien ; il ne constitue ni une validation indépendante des chiffres évoqués ni une recommandation commerciale de l'invité.

    Sujets abordés

    Souveraineté numériqueIntelligence artificielleMontpellierGouvernanceShadow AIProtection des donnéesOpen sourceRéversibilitéNumérique responsableAcculturationCybersécurité

    Transcript de l'épisode

    Texte intégral fourni par Camin Pulse dans le document « ITW Manu Raynaud.docx », conservé sans réécriture. Cette transcription comporte des erreurs de reconnaissance, notamment sur les noms propres, et n'a pas été vérifiée mot à mot avec l'audio. Pour toute citation exacte, se reporter à la vidéo.

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    Bah monsieur Renault déjà merci de nous recevoir. C'est très aimable à vous. Ben merci à vous. Ben écoutez c'est un plaisir. Merci d'avoir accepté cette mise en relation et de répondre à nos questions pour cette petite interview. On va commencer par un petit tour de table si vous le voulez bien. Du coup allez-y présentez-vous. Je m'appelle Manueno. Je suis adj de Montpellier conseiller métropolitain en charge des questions du numérique à la ville et à la métropole de Montpellier. Je suis même délégué à l'IA souveraine et à la transition numérique et écologique aussi mais parce qu'il y a toujours de l'écologie dans le numérique aussi. écologique. Alors L souveraine pour le coup c'est l'intitulé exact on pourra reparler de la relation entre l'écologie et excusez-moi c'était juste il y en a un peu quand même forcément le green que ça va prendre de la place un petit peu non non mais c'était juste pour pour une prise de la donc moi c'est Ru Feto. Donc moi je suis fondateur donc de cabine Pulse la société qu'on représente. Je suis arrivé il y a 3 ans en fait à Montpellier. Avant j'ai vcu 25 ans à an 15 ans à Paris et depuis que je suis là, je suis arrivé avec toute ma famille et tout et avec tout tout envie d'envie de grandir ma famille ici. J'ai eu vraiment envie de de grandir finalement Camine Pulse vraiment de la rendre scalable et de la rendre vraiment vraiment une entreprise vraiment souveraine à Montpellier. C'est vraiment mon objectif. Donc c'est pour ça que on fait ça aujourd'hui. C'est pour ça qu'on se rend compte. C'est pour ça que j'ai envie de rencontrer vraiment les gens autour qui font justement mon payer et qui construisent finalement des sociétés autour de mon plier pour comprendre finalement créer du réseau et et puis partager finalement le savoir autour de bah du numérique à mon pier. Donc voilà en gros l'ambition que je porte et que Camille porte. Et moi pour ma part je m'appelle donc Jérôme Berner. Je travaille avec Remy depuis un peu plus d'un an maintenant et on travaille ensemble justement au développement de Camille Plus et surtout à connaître notre écosystème, travailler avec lui parce que moi pour ma part comme Réy qui est tout à fait profan sur Montpellier à la base en terme de connaissance, en terme d'écosystème, moi je suis pas du tout dans la techque dès le départ. J'étais formé, j'étais formé en histoire en histoire des religions. Je travaille dans le culturel pendant très longtemps et je mets tout ce que j'ai à profit en expérience pour pouvoir aider la vision de Remy et de Camin Pulse pour travailler, à développer le réseau, discuter et avoir des échanges concrets et pertinents sur tous les sujets du numérique. J'essaie de mettre toutes mes armes de mon côté pour l'aider et on travaille ensemble là-dessus. Du coup, si vous le voulez bien, on va commencer par des questions d'usage très simple. tout bêtement vous en tant que personne qui a l'image et la vitrine du coup en tant qu'élu maire on va dire ça comme ça sans aller dans des extrêmes he vous êtes une image quand même du coup du numérique de l'intelligence artificielle comme vous le disiez sur les chaînes Montpoled pour vous la définition de l'IA là tout de suite ça serait quoi ? Oh ben ça c'est simple, c'est celle que tout le monde devrait ou se fait sans se le dire. C'est juste le nouveau nom du numérique. Il y a eu l'informatique numérique aujourd'hui c'est un nom marketing hein parce qu'en fait personne ne sait vraiment ce qu'on y met derrière. Alors c'est parfois son GPS, c'est parfois chat GPT. En fait, c'est beaucoup plus que ça tout en étant aussi beaucoup moins que ça. C'est le nouveau nom du numérique pour tout le monde. Voilà. Pas plus pas plus compliqué que ça. Très bien. Et du coup, vous en tant que acteur justement autour de cette sensibilisation Alia à Montpellier, comment vous comment vous voyez votre position en ce qui concerne l'image que vous envoyez de l'IA et les enjeux que vous avez de l'IA ? Ben nous, on a commencé notre réflection sur l'IA au sein de la collectivité. C'est une chose très très simple. On a interdit l'utilisation de chat GPT pour nos agents il y a 3 ans. OK. Chat GPT, c'est le 30 novembre 2022. Nous, en mars 2023, ça commence à prendre de l'ampleur dans les médias. C'est à peu près le moment. D'ailleurs, on l'a fait 5 jours sans le savoir. Au moment où le G7, donc le groupe des sep les plus industrialisés, décide de faire un groupe de travail sur l'Ige génératif. Alors juste pour information, le G7 n'a pas pour habitude de faire un groupe de travail sur les nouvelles versions de Word preuve qu'il se passait quelque chose. Et nous on décide tout simplement avec le maire président de la métropole de dire bah on est en mars donc ça fait 4 mois et on commence à en parler. Alors ça commence vraiment sur un débat c'est la fin du monde, c'est la fin de l'emploi, c'est la fin de la démocratie. Bon avec un truc qui raconte à peu près n'importe quoi et qui marche pas vraiment mais c'est pas grave c'est le marketing qui commence à se mettre en place et puis c'est comme ça que ça a découpé. C'est tout l'intérêt de la chose. Alors nous, on dit quoi ? On dit simplement pour l'usage de nos agents, bah nous on a un problème parce que nous on a une collectivité qui aura des procédures et quand on utilise un dispositif informatique que ça s'appelle comme ça, et bien dans l'accomplissement de nos missions au service des usagers, bah normalement on instruit alors il est souvent payant le dispositif mais même s'il est gratuit, à quoi ça sert, pourquoi c'est faire et là non. Là, il faudrait juste accepter un usage parce que quelqu'un a décidé aux États-Unis qu'il allait mettre en place quand même le premier dispositif numérique qui était livré sans mode d'emploi, sans même savoir ce qu'on allait en faire. Ce qui était quand même, c'était exactement ça. Ils ont attendu 6 mois avant de donner un espèce de tuto pour dire quoi faire. C'est quand même le seul dispositif où on a livré un produit sans même connaître à quoi il pouvait servir et accessible à tous surtout. Et accessible à tous. Je pense qu'il s'attendait pas que ça aille aussi vite aussi fort quoi. Que les gens se le se l'approprient si vite. Alors oui bah de toute façon les effets euh puisque c'est le dispositif qui a été le plus acquis hein de par le monde et qui a dépassé tout ce qui avait jusqu'à maintenant existé y compris TikTok qui avait eu des délogation très très rapide. Pour l'instant c'est celui qui a fait le plus de mouche. Donc nous on décide de l'interdire. Bah tout simplement parce que quand vous êtes une collectivité, je vous le disais, on prend pas n'importe quel dispositif informatique puis surtout on prend pas quelque chose qui peut raconter n'importe quoi, qui enfreint les lois et qui est en plus fortement addictif. Ça c'est une autre chose. Moi je dis GPT c'est un peu comme une drogue hein. C'est que ça peut ça hallucine pour le coup puisquon parle d'hallucination et c'est addictif. Il il y a vraiment ça. Donc on décide de l'interdire pourquoi pas parce qu'on est contre la technologie. En plus moi encore en tant que adjoint et déchargé du numérique à la métropole évidemment non mais on fait les choses dans l'ordre. C'est-à-dire quand on sait pas quelque chose, ben on s'emploie une méthode. Donc nous la méthode elle a été de réunir bah tout un ensemble de gens autour de l'écosystème en disant de quoi de quoi on parle là. Alors vous savez ce qu'ils nous ont dit. Alors on a pris les chefs et des chefs d'entreprise, j'insiste sur les chef eux d'entreprise. On a pris des universitaires, on les a réunis autour du président de la métropole, on éit une vingtaine de personnes. Il beaucoup de monde montpérerin. Ils nous ont tous dit bah vous avez raison. Par contre, sur la communication, faudrait faire autrement parce qu'interdire, c'est compliqué dans l'appréhension de la chose. Mais oui, parce que nous, vous savez, on est une collectivité, c'est assez simple quand on fait un quand on met en place un peu rouge ou quand on fait n'importe quel service, on fait huit études d'impact et des procédures et donc ça se passe pas comme ça en fait dans la vraie vie parce que le numérique c'est pas juste une vue de l'esprit vue de la côte ouest des États-Unis, c'est aussi un impact sur la vie. C'est une certaine modélisation et c'est ça qu'il faut arriver à comprendre. Donc on a fait ça et derrière ben on a dit on fait les choses dans l'ordre. Donc on a fait une convention citoyenne sur l'intelligence artificielle. On a réuni 60 de nos concitoyens avec une méthode. On a fait présider ça par Cédric Villani. Donc quand même il y avait il y avait du lourd en matière d'assistance puis on n pas tenu le stylo et ils nous ont rendu un avis hein après un travail qui a été long et sur lequel on leur a pas tenu le stylo et qui trace des grandes lignes sur l'accompagnement humain, sur la sécurité des données, sur l'usage et l'acceptabilité de ce type de technologie. Et depuis, on a déployé une stratégie et on euh on a choisi réellement le type d'outil, le type de formation euh pour nos agents à destination. Parce que nous, on a des obligations légales, mais plus que des obligations légales, des questions de confiance vis-à-vis des relations nos administrés. Par exemple, on a décidé pour l'instant de ne pas mettre de chatbot à destination du grand public. Ça viendra peut-être un jour mais ça faisait partie des des de des conclusions de la convention citoyenne et par contre c'est des choses que nous on va développer en interne à destination de nos agents pour qu'ils informment le public et pour on ait quelque chose de plus value on n'a pas voulu déployer des gadgets parce que voilà c'est des choix c'est des choix en fait on n'est pas obligé de faire par contre au sein de la collectivité pour nos agents. Oui. On a choisi certains types de solutions diagénératives Ouais. Qui sont des solutions qui sont sécurisées au niveau du transfert de données qui utilisent des LLM des des LLM des larges lang larges modèles de langage euh qui sont bon pour le coup c'est mistral mais qu'on utilise via des sociétés avec ben des dispositifs particuliers parce on expérimente dans les cadres particuliers voilà on choisit des choses ministral pour respecter le RGPD. Alors le RGPD c'est la solution parce que c'est une solution commerciale. Non c'est pas par rapport français et pour la souveraé de la donnée et cetera. Pour alors il y a plusieurs aspects. Il y a où où c'est stocké ou là je vous parlais du LLM mais pour le coup parce que c'est parlant mais après derrière c'est une solution commerciale hein pour le coup mais après on a on a tout un tas de de désidérat on va dire technique sur où c'est stocké. comment c'est sécurisé évidemment tout le respect de législation depuis le RGPD jusqu'à oui il y a un ensemble de préconisation technique qui font qu'on a dessiné de notre c on a dessiné de notre cahier des charges et c'est ce qu'on fait pour l'ensemble de nos dispositifs informatiques. Donc il y a pas de raison qu'il y a générative. Alors évidemment on est conscient et on a découvert ça cit formidable ce qu'on appelle le shadow I. Alors le shadow I c'est pour pour ceux qui s'intéressent à la tech. On parlait du Shadow IT, maintenant on parle du Shadow I, c'est l'usage de l'IA qui est pas disons qui est caché voilà complètement caché. Je fais mon petit CHGT sur mon PC ou sur mon téléphone et personne m'a vu. On met les téléphones en écoute pendant une réunion en vision. Ouis. Ouais, exactement. Et c'est ce qui était très intéressant parce que ça nous a permis de couvrir ça. On a participé à une étude nationale justement sur les fait puisque nous on l'avait interdit, on l'avait annoncé quoi. On a pas interdit techniquement, on n pas coupé les accès, on a déconseillé sur l'usage mais ça nous a pas empêché de découvrir effectivement mais le découvrir encore mieux parce que du coup effectivement on était censé pas le faire. Et ben je vais vous le dire puisqu'on a interrogé Open AI euh sur est-ce que il y avait des comptes professionnels parce qu'on va pas demander les fichiers hein, on est bien d'accord. Et bien oui, il y avait 1000 agents de la collectivité qui avec leur compte professionnel avaient ouvert un compte Openali après que nous l'ayons interdit. Il pay bien sûr. Ah ça on l'a pas. Je pense que les chiffres de sur les abonnements sont totalement secrets. Le modèle économique n'existe pas aujourd'hui. C'est ce que vous disiez ce que vous disiez très justement tout à l'heure de de parler d'addiction et de parce que c'est tellement facile tout les c'est que justement ils ont eu cette possibilité non seulement vous leur avez interdit mais en plus il de base c'est ça c'est accessible ça portait de la main. Il suffit de cliquer sur un ordinateur et ils l'ont et malgré cette instrumentalisation prudente que vous avez voulu faire finalement ils ont quand même passé le pas ils ont quand même passé le cap pour y aller en disant tu quand même Oui. Alors je vous précise quand on a dit l'interdiction se correspondait plutôt à un moratoire et il n'y avait pas de sanction qui était qui était corrélé à cette interdiction. Je le précise quand même parce que ça aurait pu dans un cadre que ça n'était pas le cas. Donc ça oui oui bien sûr nous ça n'était pas le cas et on avait pas bloqué les les aspects techniques alors qu'on aurait pu le faire on était plutôt dans une approche pédagogique de sensibilisation ce qui nous a lancé sur cette convention citoyenne et ce qui en fait a fait écosystème parce que depuis on a beaucoup progressé on a voulu être en pointe et mettre Montpelier sur la carte de l'IA. On a créé une association avec l'université, avec le CHU, avec la région et avec les clusters du numérique, c'est-à-dire les association qui relève qui s'appelle Digital 113, la French, la mélé pour faire en sorte de dire "Bah, on va réfléchir à tout ça parce qu'il y a quand même beaucoup d'angles et tout le monde fait des choses dans son coin. Mais on va essayer que ce territoire il puisse d'un côté faire des appels à projet en que les les universitaires rencontrent les start-up, les entreprises. de l'autre côté qu'on ait un volet d'approche RH pour les entreprises puis de l'autre côté qu'on a une réflexion au niveau de l'éducation parce que l'université est très en en en pointe sur ces questionsl d'enseignement secondaire primaire mais votre volonté justement c'est d'apporter du conseil aux entreprises ou c'est où c'est des des de des choix ou c'est alors nous on n' pas vocation en tant que collectivité à enfin on peut apporter du conseil en développement économique par rapport finalement à tous vos travaux et l'idée l'idée c'est plutôt au travers de cette association de se dire on va se mettre ensemble et on va pouvoir pouvoir définir des stratégies et notamment on va surtout pouvoir mettre des gens qui discutent ensemble parce que faire écosystème c'est avant tout discuter faire ensemble et d'essayer d'échanger sur des pratiques parce que une fois de plus je reviens toujours à ça mais chat GPT a été livré sans mode d'emploi aujourd'hui la plupart des sociétés de consultants mais aussi les grandes sociétés de services il faut avoir ça en tête hein et les plus grandes avec les plus grandes marques il vous propose d'étudier des cas d'usage et ça a été ça pendant 2 ans parce qu'en fait on cherchait les cas d'usage historiquement cas d'usage oui mais c'est on me propose de venir voir déterminer les cas d'usage et derrière alors là on est plutôt sur li génératif biotique puisque beaucoup de promesses beaucoup de promesses on parlait sur la fin de l'emploi et la productivité bon aujourd'hui on est plus la gestion des burnouts pour ceux qui l'utilisent à fond que sur la question du du de la productivité à l'échelle macro donc on est en train de revenir sur beaucoup beaucoup de choses et c'est pour ça que il y a toujours un truc c'est sur le numérique mais c'est sur la vie en vrai hein c'est quand mais Là pour le coup, ça change tellement tous les jours que personne ne sait s'il y a un modèle économique derrière. Enfin, c'est quand même assez extraordinaire. On ne connaît pas le modèle économique. Seule chose qu'on peut percevoir aujourd'hui, ben c'est les annonces de capitalisation et d'achat d'électricité. Ça pour le coup, c'est quelque chose d'objectivable. Mais ça c'est à l'échelle macro et géopolitique. Et donc tout ça ça pose des questions mais quand vous savez pas quelque chose bah faut s'entendre au moins sur une méthode parce que la la réalité aujourd'hui voyez sur des choix d'infrastructure évidemment il faut sécuriser un nombre de choses. La question de la souveraineté est prignante mais la première chose c'est des questions d'acculturation sur la question de la transmission des données. dira confidentielles ou quoi confidentielle toutes les sociétés qui sont où il y a une telle responsabilité en matière de secret ont internit GPT dans la seconde même où il est sorti parce que c'était il y a pas une entreprise de défense qui a imaginé que ces ces données puissent se retrouver sur chat GPT à charge après aux collaborateurs aux collaboratrices de faire n'importe quoi. Mais ça c'est comme dans la vie en général et ça ils sont pénalement réfensibles. Mais ça il y a pas de sécurité de ce point de vue mais par contre les consignes elles sont très très claires. Donc là aujourd'hui on a toute une acculturation à faire puis il y a il y a des plaques tectoniques géopolitiques qui sont en train totalement de changer. Nous on a lancé une initiative avec les grandes métropoles qui s'appelle Tbreak trajectoire d'indépendance européenne. Par une grosse place aussi Barcelone ils font des gros des gros salons des gros des gros Ah oui oui. Alors après c'est sur il y a il y a tout un chose. Oui, ça dépend d'ù on le voit. Ouais, ça dépend si on voit plus le centre. Voilà, si on voit depuis le centre de Montpellier, c'est un peu loin. Depuis, c'est beaucoup plus près mais c'est évident. C'est une question de positionnement mais on est au bord de la mer aussi. Mais c'est pour ça que je suis venu ici. Voilà. Absolument. Effectivement la plage n'est pas juste sur la place de l'hôtel de ville. Voilà, c'est qu'une question de positionnement. Non non mais après qu'il y a beaucoup de choses de gens qui font mais nous on a la chance à Montpelier ben d'avoir un écosystème universitaire de start-up des positionnements très très forts en santé parce que c'est c'est la santé bah la santé mais les métiers en fait les métiers sont quand même il y a des des métiers qui sont complètement bouleversés quand même. Le métier de développeur, le métier de designer, le métier Oui oui oui oui complètement. Alors c'est d'autres méthodes de travail. C'est c'est moi je vois par exemple je suis coach en organisation je coach énormément de développeurs et cetera. En 6 mois les les développeurs, ils disent "On est passé de 100 % à développer notre code peut-être à 2 à 5 % quoi." Mais ils ont changé de façon de travailler. Ils ont ils ont complètement et là où je vous rejoins, vous voyez toujours développeurs. Ils sont toujours développeurs. Exactement. J'ai alors j'ai une métaphore là-dessus sur les vous savez les mécaniciens ce qui donnait avant on leur a donné du jour au lendemain une un un kit pour leur dire les marques dit bah pour réparer la voiture maintenant vous êtes plus mécanicien vous devez utiliser ce kit et les mécaniciens ils ont dit bah non nous on envie de réparer les voitures et c'est un peu pareil je trouve avec les développeurs aujourd'hui. Oui sauf que les développeurs il ça allait beaucoup plus vite et ça changer complètement que puis que là on a un vrai sujet sur les gens qui arrivent comment ils apprennent les choses et c'est sur l'éducation en général hein. Aujourd'hui, on fait plus de devoirs en à la à la maison ou très peu euh ou très très peu et ça vaut de l'école primaire jusqu'à l'université. Donc là par contre ça ça a été un bouleversement complet parce que on se rend compte que effectivement ça réinterroge sur comment on apprend et pour le coup ben c'est bien une technologie en tout cas lié génératif bureautique grand public à usage personnel ou professionnel qui change la donne d'abord parce que tout le monde peut la toucher en vrai ou bien sûr oui c'est ça et ça c'est terrible d'abord oui oui pour ça va ça économique peut-être que ça va venir c'est possible mais il y a des solutions de toute façon il y a un générative bureautique Elle ex maintenant elle existera toujours. C'est un correcteur orthographique plus en vrai parce qu'en fait on peut le faut le travailler en local. Après tout dépend de la taille des modèles. La course au modèle elle a aucun sens dans un usage ne serait-ce que personnel ou professionnel. Elle n'a aucun sens. Même côté développeur, on est tous dans mon milieu à moi tous un peu d'accord pour se dire que finalement on pourrait en rester là quoi globalement pour générer du code. C'est c'est c'est bien déjà bien trop puissant. Et puis derrière, il y a toute la question effectivement, vous disais tout à l'heure des modèles économiques. Bon mais bon, il y a des possibilités en local. Voilà, il y a des réflexions qui sont extrêmement intéressantes quand on parle de souveraineté. Pour le coup, la souveraineté c'est quoi avant tout ? C'est pas le drapeau hein. C'est la maîtrise, c'est la capacité à maîtriser parce que il y a il y a pas que le drapeau avec les les données sensibles de l'État en soit pour le défense et tout. Il y a aussi la sensibilité des données personnelles des citoyens et cetera. et ça prom politique mais même à l'échelle d'une organisation et une organisation publique ou privée, c'est la maîtrise de ses propres savoirs, de ses propres données et là pour le coup mais c'est une question de maîtrise. Et ce qui est très intéressant dans l'initiative qu'on a lancé avec Tbreak, trajectoire d'indépendance européenne avec les grandes métropoles, c'est que pour la première fois et on a fait plus de métropole et aujourd'hui c'est quelque chose qui est en train de se mettre en place, c'est qu'on a on a décidé de cartographier nos services mais en fonction de notre degré de dépendance mais c'est pas notre degré de dépendance à des drapeaux qui soient outreatlantique ou plus tournés vers l'Asie. C'est des degrés de dépendance à des sociétés, à des structures, à des logiciels en open source, en pas open source, en propriétaire, en pas au propriétaire effectivement en en terme de type de capital. Et en fait, on a fait cette recherche et finalement, on s'est rendu compte qu'on on a on a rajouté des facteurs de cricité de la dépendance et de cricité aussi euh des euh des des services hein. Euh bah évidemment, c'est pas la même chose un parfeu, un antivirus que que de la bureautique. Après, il y a des mais de critiicité en matière de sécurité par exemple, de critiicité en matière de dépendance. Et donc, on a fait ce travail, ce qui nous a permis, et c'est extrêmement intéressant ce travail parce que le ça nous a permis de définir des typologies de stratégies pour dire ben on va se rendre moins dépendant. vis-à-vis soit de solutions extraeuropéennes, ça c'est une question de nationalité, de périmètre, mais aussi de réversibilité, d'interopérabilité. Et donc tout ça c'est des questionnements qui sont absolument fondamentaux parce que bon la géopolitique on on en est tous très près mais surtout très loin euh sur l'emprise qu'on peut avoir. Par contre sur le choix des systèmes, ça a totalement changé la donne parce que nous on a changé de méthode. Je vois pour l'architecture principalement aujourd'hui, on est tous en train de de de chercher des plombé quoi. C'est c'est sur la souveraineté justement de son de son mais en fait c'est la maîtrise. On se dit qu'à tout moment en fait on peut le robinet coupé. Et si le robinet est coupé, qu'est-ce qu'on fait ? Mais c'est pour ça que il y a des sociétés à Montpelé comme Septo et Kindre qu'on leur propre data. un Sepcepto est en train de les construire tout ce machin tout un pôle qui s'est développé et là Kinril ça fait le data set de Kinrille qu'on peut visiter qui sont construit depuis un moment parce que justement il y avait comme vous dites cette idée de se dire tout ça ça dépend pas de nous et le problème c'est que si ça dépend pas de nous ça veut dire qu'on a aucun contrôle et que si demain on ferme comme tu dis on ferme le robinet Ri bah en fait ça veut dire qu'on peut plus travailler on peut pas se permettre de perdre des heures de travail à une échelle de nation de multinationale nationalité c'est pour ça que je vous disais l'a aujourd'hui c'est le nouveau nom numérique voilà pour le voir comme ça c'est plus simple parce que ça évite de rentré est-ce que C'est un algorithme ou pas ? Est-ce que c'est li ou pas ? Oh le learning machine, c'est sympa. Le machine learning machine. Le machine learning je tradu je le tradu je le tradu je le tradu dans ma tête. Alors évidemment je le traduis sans le traduire ce qui est un problème et et pour le coup tout ça c'est ça n'intéresse pas. C'est pas euh c'est pas c'est pas du tout intéressant quoi. Pour le coup, il y a vraiment pas de C'est ici c'est le l'IA, c'est du numérique. L'IA c'est le numérique. Après sur le sur Mais du coup vous interrogez surtout oui exactement. Sur les données sur tous les dispositifs et c'est génial parce que là pour le coup moi j'y vois un intérêt un vrai intérêt c'est qu'on va se réinterroger sur les données et sur le numérique. C'est l'organisation de notre société aujourd'hui quoi qu'il en arrive. Et pourtant on a jamais été fait quelque chose de politique. C'estàd que parce que justement aujourd'hui d'être là c'est il y a il y a un aspect aussi législatif à tout ça. Est-ce que la ici vous avez vous avez vous pouvez vous avez un il y a un cadre législatif qui peut être posé par rapport à ça ou ? Ah non, le cadre législatif c'est national ou européen bien évidemment réglementaire c'est des dispositifs nationaux. Après nous on peut avoir bah des choix quel pouvoir a du coup la métropole déjà des choix dans les propres de ses propres usages. Ça c'est fait ce qu'on veut dans le respect des cadres réglementaires. Donc nous on peut imposer nos propres chartes, nos propres stratégies sur les choix qu'on opère. C'est important et puis il pourrait être d'une certaine façon partagé et exemplaire. C'est ce qu'on fait avec les grandes métropoles dans l'initiative Tbreak. Une initiative qui est quand même importante parce qu'elle permet de cartographier. Donc ça elle a fait école dans beaucoup de métropoles. Donc là on peut faire des choses. C'est quoi les métropoles de TBC juste ? Alors bah Nant vous citer. Nant mais Nant Lyon non mais pour le coup enfin des métropoles françaises pour le coup. Oui oui on l'a fait à l'échelle française après il y a des raccords qui sont au niveau européen mais il y a plein de raisons d'entreprise. Il y a des il y a des indices qui sont en train de se mettre en place il y a beaucoup de choses qui sont en train de se mettre et il y a toute une réflexion en fait. C c'est Mè c'était un impensé c'estàd que au jour on était sous le parapluie américain dans un monde occidental où la liberté du commerce et des valeurs qui devaient nous lier au départ où on parlait de liberté de démocratie bon qui ont pris quand même un peu de plan dans l'aile ben nous protéger intellectuellement du truc. Mais moi ce que je trouve assez fascinant dans ce qui s'est passé, c'est la culture des professionnels du numérique. Parce que souvent les professionnels du numérique vis-à-vis des politiques et vis-à-vis du grand public, ils peuvent être aussi ils ont leur propre culture à eux et ils ont aussi leurs limites en matière. Et moi je vous cite un exemple quand je dis leur limite bah vous les choix technologiques il dépendent pas de la nationalité des solutions. Faut être clair dans la mesure où elles sont disponible. Donc bah les choix ce critère était pas en jeu en fait et ce même ce critère de la maîtrise le la question du de ce qu'on appelle il me semble le le kill switch puisque maintenant c'est le mot à la mode. Bah c'était même pas envisagé. Je la question ne se posait pas. Donc on pensait pas les les solutions par rapport à ça. Même la question de la cyber, elle n'était pas posée par rapport à ça. Parce que c'était exponentiel aussi. On est arrivé sur un moment où l'IA est apparu d'un seul coup. Enfin l'a générative parce qu'elle existe depuis longtemps mais l'IA générative est apparu au grand public d'un seul coup et il a il a fallu composer avec son apparition. Le kill switch rien avec Li sur le global. sur le global aujourd'hui et c'était une des des forces du truc quand euh l'administration de Trump a fait couper parce grâce à sa législation d'extraterritorialité sur le numérique et sur les données a fait couper l'adresse de Microsoft du de juge à la Cour pénale internationale quand elle leur a fait supprimer toutes ses relations avec des entreprises rien à hein rien à voir. C'est ça s'adresse à l'ensemble du numérique. sign qui avait été donné mais il était clair hein, sauf qu'il était euh bon qui sait ce que c'est que la compagn internationale euh des juges dont on a j'en ai entendu parler c'est très politique géopolitique et puis c'est pas palpable mais en fait c'était un énorme signe. C'estàd la personne et les personnes en l'occurrence ont été mis sur l'histoire. Alors quand c'est des soi-disant terroristes à l'étranger, bon s'ils peuvent pas utiliser Arabnb, je vous avoue que ça va pas faire on va pas lancer une pétition internationale quoi. Par contre qu'un juge français à la Cour pénale internationale ne peut plus utiliser ses cartes de paiement, ne peut plus utiliser aucune des plateformes pour faire rendre des vacances. Je veux dire là on voit qu'on touche à l'organisation des gens. Donc on est bien plus là. Après quand vous parlez d'IA, vous parlez d'anthropique, on cesse les accès antropiques. Mais moi je pense que le la chose décisive évidemment c'est l'administration de Trump mais c'est le débat Zelenski, c'est le l'entretien Zelenski Trump dans le dans le bureau oval. C'est ça qui change toute la donne et à partir de là, enfin moi je l'ai vécu au sein de la DSI, la direction du système d'information à la ville de la métropole. les professionnels, tout ce qu'on disait depuis des années en disant voilà, il va falloir sortir de de Microsoft de sortir d'office 365 parce que ça c'est ce qu'on utilise et ce que c'est 8000 agents qui l'utilisent aujourd'hui. Jusqu'à maintenant ce discours vis-à-vis des professionnels, on pouvait le décider mais il fallait encore le faire. Bah vis-à-vis des professionnels, c'était impossible. Du jour au lendemain, ce qui était impossible est devenu compliqué mais on va peut-être essayer de le faire. Et ça a tout changé en fait réellement tout. C'estàd qu'aujourd'hui nos choix ils ont changé du jour au lendemain. Ça c'est vraiment une donne et c'est la conscientisation des professionnels rentrer dans le critère de validation. Absolument. Mais y compris et c'est ça qui est intéressant, c'est qu'il y a à un moment donné une une un alignement entre ceux qui décident et ceux qui font et le grand public. Hm hm. C'est-à-dire parce que vous pouvez décider des grandes politiques. Oui, ça se fait toujours. Mais ça peut être plus compliqué. Alors que à un moment donné là, vous avez une adéquation parfaite, une corrélation parfaite entre l'opinion publique et les élus. Il y a un vrai lien quoi. Et les professionnels du métier qui à titre de citoyen ont eux-mêmes et sont plus encore plus à même de trouver des solutions. Et du coup, votre organisation, elle a été elle a été changée suite à tout ça ou c'estàd qu'il y a des nouveaux postes, il y a des nouveaux on a désigné, on a désigné euh ben déjà un responsable qu' de la souveraineté numérique au sein de la DSI parce qu'après euh tout ça c'est sur des temps qui sont pas les temps courts hein parce qu'on suite à la commission suite à cette commission qui était qui était venue ou suite à cette commission à la commission sur l'IA ou c'était en fait c'est des choses non non franchement c'est c'est déconnecté c'est déconnecté la question de la souveraineté était pas dans le scope de la convention citoyenne Il y a une question de maîtrise mais on app ça maîtrise. C'est des mots différents mais en vrai c'est la maîtrise c'est c'est cette question là qui est essentiel. de la souveraineté, c'est avant tout la maîtrise des choses et euh et pour le coup, c'est pas c'est alors évidemment, c'est plus facile d'expliquer en terme de drapeau parce que c'est c'est plus facile mais du coup ça nous permet de et du coup on a défini on a il y a une personne qui est chargée de coordonner justement dans le choix des solutions. Vous savez nous il y a plus de 400 applications hein qu'on utilise pour nos propres services. Donc c'est une belle machine pas les serveurs, les salles machines enfin c'est une très très belle organisation donc c'est pas quelque chose qu'on change et on a bien conscience qu'il y a pas d'indépendance possible. Il y a une interdépendance des réseaux. Par contre, on peut travailler sur l'open source, on peut travailler sur l'interopérabilité, on peut travailler sur la réversibilité. Et donc tous ces critères qui était toujours dans le scope de plus ou moins certains professionnels, parce que les choix informatiques, ils sont souvent faits par les professionnels. Euh vous avez beau avoir des lignes stratégiques et puis les élus sont pas très sensibilisés, ça dépend lesquels vous me direz, mais de façon générale, ils sont pas très sensibilisés à ces questions. Vous en aurez toujours pour vous dire "I faut de l'open source, faut de l'open source". en tapant et en faisant une visio sur Teams. Vous voyez ça c'est il y a des paradoxes quoi, on en a tous. Mais là quand ça devient une stratégie et quand ça devient vraiment ben une conscientisation des professionnels, je veux dire je pense que on a changé de monde et ce qui est en train de se passer en train d'être structurel et non pas circonstantiel. Bah moi, il y a il y a 2 ans, on parlait bah justement enfin on en a parlé en tout mais IT et cetera, je me souviens moi il y a 2 ans, j'avais la vision de porter de dire que quand on va faire un choix technologique, il faudrait porter finalement le green finalement dans ce choix que ce soit un autre un autre critère de véalisation, pas juste bah on va chez AWS qu'à l'époque il y a 2 ans on réfléchissait pas, on allait directement chez AWS sans réfléchir, c'est le plus performant, il y avait tout et cetera et justement se dire bah finalement est-ce que Azur est plus green ? est-ce que finalement bah au VH pour pour citer le français en gros c'est plus green et cetera et de d'avoir ça et j'ai l'impression que finalement aujourd'hui ce choix qui commençait un peu à grandir à à grandir un peu dans les choix et qui pouvait être un choix a été complètement par contre bon j'allais vous dire ça dépend nous ça reste toujours évidemment prééminent dans les choix et les stratégies maintenant après si vous voulez la presse un sujet chasse l'autre et en ce moment on est plus sur des questions de géopolitique qui nous entourent et puis derrière C'est des temps longs mais le temps du que nous on appelle le numérique responsable pour nous c'est quelque chose qui est qui est qui est une ligne stratégique qui est structurelle dans les chos. Oui et puis le alors après je vous dis il faut distinguer les services de de propre de la collectivité mais nous on a des enf beaucoup hein puisquil y a aussi des impératifs légaux hein. Il y a des lois qui ont fait en sorte un certain nombre de lois qui nous imposent un certain nombre d'actions un certain nombre de choix technologiques par exemple je vous dis sur on va dire sur l'économie circulaire de cadre d'achat sur le réemploi et tout un ensemble de choses qui sont dispositifs légaux. pas forcément de sanction derrière mais que nous on a choisi d'appliquer avec beaucoup de de bonisme. Donc euh donc oui parce que dans la dans l'espace dans le temps de cerveau disponible aujourd'hui bah la question est plus aux questions de souveraineté mais aujourd'hui c'est c'est des stratégies. Ce qui est très intéressant, c'est que à la fois il fallait la loi sur le numérique responsable, je dis de façon générale pour ce qu'on pouvait appeler le BR mais il fallait aussi beaucoup de volontarisme et beaucoup de volonté. Sur la souveraineté, c'est quelque chose et sur la maîtrise, c'est quelque chose qui est en train de devenir structurel de par la conscientisation aussi des professionnels de l'opinion publique et des élus. Donc là, on est un alignement complet, on n'est pas dans la pédagogie, ça va beaucoup plus vite. C'est et c'est en train de changer la donne. Nous je vous dis le plus gros en terme de volume sera c'est pas le plus gros structurel, c'est quand on on va décider de s'attaquer à la bureautique, c'est-à-dire Office 365. Et oui, là ça sera euh aujourd'hui. Vous êtes vous êtes chez Open Office du coup ou ou pas encore ou vous là aujourd'hui ? Alors il y a plein d'autres solutions ou enfin désolé. Non non. Oui. Non mais je sais parce que c'est c'est ça qui est trop blanc. C'est ça qui est trou blanc. Non mais c'est ça qui est troublant parce qu'en fait Office 365 c'est tout un ensemble d'outils. C'est ce qui sont connus comme Word, Excel, et ainsi un certain nombre de choses. C'est la messagerie, c'est aussi le chat, c'est aussi historiquement vous aviez le Teams et cetera, vous avez peut-être Ah bah nous on avait on avait des offres en Microsoft et euh et du coup ben là l'objectif c'est d'avoir une solution de même nature qui est intégrée mais qui ne sera pas Microsoft. Juste pour vous donner une idée aujourd'hui pour la métropole euh le les licences que nous payons pour Microsoft c'est 2 millions d'euros par an. Oui. D'accord. Bah même quand on l'avait au Sénat ou je sais plus le président de Microsoft France qui avait dit bah je peux pas vous assurer que les données Oui oui non mais cétait ça faisait pas froid dans le dos mais enfin quasiment finalement en fait c'était inquiétant quand même. C'était inquiétant. C'est c'est inquiétant que l' générative d'une façon générale chat GPT Claude tous ses amis qui sont parfois insérés dans des logiciels même ou bien oui ou alors en demandant à travers des des montés de version typiquement Microsoft Office 365 qui avait vendu un produit qui s'appelait copilot mais qui très très cher que peu de gens ont acheté et ben ils ont décidé d'en mettre une version light dans toutes les versions Office 365 existantes sans surcout de façon à à en sorte à peu près la même stratégie qu'open a fait avec chat GPT, c'estàdire d' donner une version gratuite de manière à ce qu'il y ait une accoupance ce type de techno sous réserve d'un cadre juridique qui préserverait un certain nombre de données. Bon voilà, c'est mais une fois de plus ce monde il est très mouvant, il est il change souvent, c'est très difficile de d'opérer des stratégies donc des stratégies en tout cas sur l'instant sur des achats particuliers ou des solutions, il faut rester sur des fondamentaux et sur des méthodes et toujours avoir des méthodes. On parle des LLM beaucoup mais aussi il y a les liages antiques qu'on appelle un peu aujourd'hui. C'est toute liage antique qui va apporter finalement d'autres progrès. Enfin, je sais pas si un progrès ou on va l'automatisation quoi de mais c'est l'innovation. Donc voilà, d'autres innovations, je vais plutôt enfin je sais pas comment le dire mais en tout cas qui va aller de l'avant là-dessus. Ça c'est pareil, c'est c'est c'est vous allez le voir finalement de la même façon. C'est-à-dire dire que c'est du numérique et donc du coup faut le maîtriser. Donc du coup savoir ben oui oui, il y a pas de raison de alors après c'est c'est des technos là. La la la là c'est juste que techniquement dans dans le cadre professionnel sur des outils professionnels, on a plus la main pour décider de ce qu'on peut faire ou pas faire. Ouais, parce que là pour le coup, il y a plus d'instruments de blocage qui sont opérables et puis après tout va dépendre d'un certain nombre de choses. Moi je suis pas technicien technique sur un certain nombre de choses. Par contre, ce que j'observe en tout cas, c'est que la question de des données en elles-mêmes et de où est-ce qu'on les met devient quelque chose de prignant et de plus en plus. Donc euh bah l'agentique au milieu et la prise en main de comptes parce qu'il faut associer des comptes, il faut créer des agents. En plus derrière vous avez la formation euh de qui peut faire quoi. il y a tout un ensemble de de facteurs qui sont qui vont nous demander ben des choix aussi sur des process parce que moi je je crois que les je crois que le le la question des crocsesses de l'automatisation revenant dans des mots qui font partie du numérique depuis un moment mais ils ont une autre techno pour pour les utiliser. Par réalité, c'est qu'en fait la personne qui utilise ses quatre agents pour faire des choses, en fait, on s'adresse à personne. Ça c'est personne dans la vie. Je veux dire, personne ne fait ça. Si c'est des geeks ou des développeurs ou des professionnels. Et alors après, il y a un tas de gens qui ont des professions. Moi, j'ai un ami qui est avocat, il fait partie de 0,001 % qui utilise ce type de technologie. Alors aujourd'hui on ne parle de personne de personnes h euh donc alors après oui une très très mince catégorie de personnes. C'est c'est c'est c'est infinité zimal. On est dans la piconiche. Alors, Piconich qui est intéressante parce qu'elle dit des choses, elle dit des choses aussi et elle montre déjà dès dès que la piconiche est en place que le modèle économique, il est pas certain parce que la piconiche en l'occurrence, elle vient de prendre directement la suppression de fable pour entropique. Elles viennent prendre les les changements de modèle de cloud qui a finalement changé et qui qui veut vendre du token. Euh alors que les Chinois vendent l'open source qu'on peut mettre en local. Bref, tout ça est un monde incertain quand même. Donc non, quand je vous dis ça en vous disant que c'est une piconiche, c'est une piconiche mais qu'il y a des versions prospectives qu'il faut analyser tout de suite hein bien évidemment mais nous ce qu' on a besoin dans des applications de logiciel métier là je je vais m'adresser au service qu'on peut utiliser. Nous, on a besoin d'applications métier qui font déjà du taf quoi si vous voulez avant d'aller préconfigurer des des choses à l'unité qui sont pas entraînés bien que ça fasse envie à un certain nombre de gens qui sont sûrement moteurs, influenceurs et qui prennent le débat public. Mais la réalité d'une entreprise, d'une organisation, c'est d'avoir des systèmes et des processes. Vous vous croyez encore en fait à ce à ce à ce modèle SAS très fort ? Non, je vous ai pas dit ça. Je sais pas. Non non non mais vous pourriez le traduire comme ça. Je vous pourrais le traduire comme ça. Euh alors ça ou pas ça ça ? Oui. Non mais c'est parce que c'est un peu le la discussion actuelle aujourd'hui. Alors moi ce que je crois à titre personnel à la limite c'est peu important parce que y a il y a plein de choses qu'on peut voir mais par contre je pense que politiquement l'approche qu'on doit avoir euh pour tout c'est beaucoup de prudence dans l'usage professionnel. Une fois plus dans la vie personnelle vous pouvez connecter tous les comptes que vous voulez. vous les faire piquer, il y a aucun souci, c'est votre problème. Al nous notre responsabilité par contre publique en tant qu'élu, c'est et notamment vis-à-vis de nos concitoyens, c'est et c'est ce qu'on s'apprête à faire et ce que on souhaite faire, c'est la culturation, un maximum d'aculturation que l'éducation nationale doit prendre en charge, que tout le monde doit prendre en charge sur le minimum de précept qu'on doit avoir dans la culture numérique sur sa propre sécurité sur alors ça va parler de cyber hein, ça va parler d'IA et ça va parler de culture du numérique. J'ai vu ça. Du coup, il y a un projet de loi là. Enfin, dès l'année prochaine, il y aura une heure de DIIA. C'est ça pour les étudiants. Ah, attendez, les annonces du gouvernement, ça va arriver là où c'est écoutez, moi je suis je suis pas ni au gouvernement ni au parlement, donc je saurais pas vous dire, mais effectivement, j'ai lu la presse comme quoi il y avait des annonces de ce type. OK. On verra. Mais c'est c'est toujours ce que je dire c'est là, désolé. Al ma question c'était en fait comment vous allez accompagner ça si c'est si ça arrive finalement. Ah ben là enfin nous on cherche des dispositifs nous voyez en terme de compéten on a par exemple le série scolaire on a un certain nombre de compétences et c'est pour ça qu'on on a créé cette association pour en discuter de façon générale bah avec ceux qui font l'éducation parce que en fait ce qui me questionne c'est une question ouverte j'ai pas la réponse enfin c'est comment vous trouvez justement les professeurs le enfin finalement ce réseau final chacun nous l'idée générale à titre de la collectivité c'est de se dire il faut sensibiliser un certain nombre de publics après il y a des publics qui sont forcément adressés en fonction des compétences l'université l'éducation nationale mais nous on a le périscolaire chose sur laquelle on peut agir et ben à un moment donné il faut essayer de le prendre par le spectre alors moi je vais vous parler de là où on parle c'estàd depuis une mairie ou une métropole bah c'est déjà de mettre des gens en coordination essayer de savoir comment on peut prendre les choses c'est une c'est une première étape et puis en plus et après agir de là où on parle donc nous on a des médiathèqu on fait de la culturation au numérique en général on a le périscolaire on a un centre de compétences qu'il faut qu'on mette au pot commun pour dire dans quelle direction on veut et puis vous avez utilisé un terme tout à l'heure qui était justement très intéressant parce qu'il va falloir qu'on rebondie justement là-dessus mais vous avez dit qu' on est plus dans la pédagogie parce que et vous écoutez votre discours qu'on a depuis tout à l'heure là nous les trois on vous on vous écoute beaucoup sur cette notion d'acculturation qui est nécessaire est-ce que vous avez le sentiment qu'on est dans l'urgence vis-à-vis de cette situation du coup c'est nécessité enf en tout cas c'est ce qu'on ressent quand on vous en entend parler vraiment urgent mais il y a vraiment une urgence à prendre à à Alors il y a une urgence à se poser pour prendre pour réfléchir ensemble ou non mais mais elle est urgente celle-là vraiment une urgence Et oui, par contre l'urgence absolue, c'est de la culturation. La culturation y compris au professionnels, hein. Je veux dire, en matière de cyber, aujourd'hui, il y a c'est la problématique de la cybersécurité, c'est la problème de la sécurité des systèmes. Ça c'est une logique professionnelle qui est qui est extrêmement importante auprès de gens qui n'en sont pas. C'est des professionnels de leur activité mais pas de l'informatique, ce qui est une petite difficulté. Ça c'est une vraie urgence. C'est une sécurité personnelle, c'est une sécurité vitale, c'est une sécurité économique. Euh là, on est vraiment sur des urgences. Puis après, de façon plus générale, il y a des questions d'acculturation sur lequel il faut vraiment mettre des moyens. D'accord. C'est très très clair. Du coup, c'est très très clair surtout le discours qu'on a eu, c'est très très clair. Là, malheureusement, même si on pourra en débattre pendant encore des heures, là, on va arriver à court en terme de temps parce que c'est exactement le temps qu'on s'était accordé. En tout cas, ben merci beaucoup d'avoir pris le temps de répondre à ces questions. Nous, de notre côté, on va vous tenir au courant quand tout ça sera mis en place. Mais en tout cas, merci beaucoup de nous avoir reçu. Juste avant je bien parce que justement c'est un petit truc qu'on fait maintenant c'est parce que c'est une société avec qui on travaille justement localement. Est-ce que vous pouvez nous faire justement c'est c'est une société qui s'appelle Evalango, je sais pas si vous connaissez qui est une société que locale d'ici et du coup qui fait des formulaires en ligne justement. Et je je voulais vous proposer justement de de comment on appelle ça dans notre langage un peu numérique d'avoir un peu le NPS en fait avoir un peu votre ressenti finalement un peu de ça et qui permet justement de de promouvoir un peu les outils un peu locaux et justement d'être dans cette dans cette dynamique et et de chercher justement à travailler avec ça. Et ben écoutez, je suis en train de le remplir. Il y a beaucoup d'écran ou pas ? Non non, il y a trois il y a trois questions. Désolé, désolé. C'était voilà, c'était c'était pour ça. Merci beaucoup. C'est pour pour donner une finalité à l'entretien. En tout cas, merci beaucoup et on ben on va se tenir au courant de tout ce qui se passe dans le numérique à Montpellier sous votre tutelle et en tout cas c'était un discours très enrichissant, un échamp très enrichissant. Merci à vousir votre vision. Merci.

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