Entretien vidéo · Épisode 3

    Mallory Gombault — comprendre l'IA et ses impacts concrets

    Mallory Gombault explique comment intégrer l'IA en entreprise à partir des besoins, des cas d'usage, du ROI et de la conduite du changement plutôt qu'en empilant des outils.

    21 juin 2026
    •
    Disponible
    Invité
    Mallory Gombault
    Spécialiste de l'intelligence artificielle, conférencière

    Au programme

    Dans cet épisode de CAMINumérique, Mallory Gombault propose une lecture très opérationnelle de l'intelligence artificielle générative en entreprise. Elle la présente comme une transformation susceptible de toucher bien au-delà des métiers purement numériques : commerce, marketing, ressources humaines, juridique, finance, administration ou fonctions support peuvent tous identifier des tâches où l'IA apporte un gain. La question pertinente n'est donc pas de savoir si une entreprise doit « mettre de l'IA », mais où elle peut réellement créer de la valeur.

    Le point de départ défendu pendant l'entretien est le besoin. Avant de choisir un outil, il faut comprendre l'irritant, formuler un cas d'usage, identifier les exigences réglementaires ou contractuelles, évaluer les contraintes de cybersécurité et vérifier les ressources disponibles en interne. Ce n'est qu'ensuite que l'on peut comparer les solutions, estimer leur coût, définir les responsabilités et choisir les indicateurs qui permettront de mesurer les résultats. Cette logique rapproche l'intégration de l'IA d'un projet digital classique : la nouveauté technologique ne dispense pas des fondamentaux du pilotage.

    Mallory insiste également sur la phase d'audit. Dans une grande organisation, comprendre les besoins peut demander de rencontrer plusieurs directions métiers ; dans une structure plus petite, quelques jours peuvent suffire pour cartographier les usages et les priorités. L'objectif est le même : éviter de déployer une technologie parce qu'elle est à la mode et concentrer l'effort sur les cas où l'impact attendu justifie le coût et le risque. La roadmap peut alors comparer plusieurs familles de solutions, de l'assistant généraliste aux automatisations et agents plus spécialisés.

    L'amélioration continue constitue une autre étape importante. Une solution IA n'est pas « terminée » au moment où elle est déployée. Les usages, les modèles et les outils évoluent rapidement ; il faut donc suivre des indicateurs, comparer les résultats aux objectifs et décider régulièrement s'il faut corriger, arrêter ou étendre un dispositif. Cette logique de run évite de transformer une expérimentation prometteuse en outil oublié quelques mois plus tard.

    L'épisode aborde aussi les enjeux éthiques et humains : souveraineté et circulation des données, biais, manipulation de l'information, impact écologique, dépendance aux outils et évolution des emplois. Les arbitrages ne sont pas identiques selon les pays, les secteurs ou les cultures d'entreprise. En France et en Europe, la réglementation, la protection des salariés et la sensibilité aux données influencent directement la manière dont les projets sont conçus. La conduite du changement devient alors aussi importante que la technologie elle-même.

    Enfin, la discussion se déplace vers la créativité et les métiers intellectuels. L'IA peut accélérer l'exécution, proposer des variantes, aider à explorer une idée ou servir de partenaire de réflexion. Mais l'épisode distingue cette capacité d'assemblage et d'assistance de l'intention créative portée par une personne. Pour un dirigeant, l'enjeu n'est donc pas de choisir entre humain et IA : il est de décider ce que l'on automatise, ce que l'on augmente et ce que l'on veut explicitement conserver comme responsabilité humaine.

    Chapitres

    Sujets abordés

    Intelligence artificielleIA générativeCas d'usageROIAudit IAConduite du changementÉthiqueGouvernanceTransformation des métiers

    Transcript de l'épisode

    Texte intégral (fr) — issu des sous-titres YouTube

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    Transcription automatique de l’épisode, légèrement nettoyée pour la lisibilité. Des erreurs de retranscription peuvent subsister. Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode du CamiNumérique. Aujourd'hui, du coup, je reçois une spécialiste de l'intelligence artificielle pour parler des sujets de l'IA dans les entreprises. On remercie Camine Pulse de nous permettre de faire cette interview et de faire ce podcast, de le réaliser et de nous mettre en relation avec ses acteurs de l'Occitanie qui aident à l'innovation, à la tech et à son rayonnement. On remercie également Euridis Business School de nous accueillir une fois de plus dans leur locaux. Aujourd'hui, je reçois Malory Gombault. Du coup, Malory, tu veux te présenter ton activité en 2 minutes ? Oui, bonjour à tous. Donc, Malory Gombault, moi je suis experte en intelligence artificielle générative. J'ai trois casquettes conférencière, formatrice et [musique] consultante pour mon propre cabinet que j'ai fondé. Et à côté de ça, je suis référenti en Occitanie, donc notamment référentiant pour la mêlée qui est une association qui prône le numérique en Occitanie. OK, super. Bon, du coup aujourd'hui avec Rémy, on t'a proposé de venir pour débattre un petit peu du sujet de l'intégration liée en entreprise, de tout ce qui est éthique, de tout ce qui est praticité, de tout ce qui est intéressant ou à jeté dans le contexte du coup de l'intégration de l'intelligence artificielle en [musique] ta casquette justement, tu vas être capable de parler parler de tout ça de manière vachement plus pertinente. Et là comme ça de but en blanc pour démarrer le débat, la première question c'est du coup l'intelligence artificielle à ton avis, révolution, solution ou instrumentalisation ? Qu'est-ce que c'est pour toi ? Qu'est-ce qui définit l'intelligence [musique] artificielle en entreprise en un mot ou deux ? En un mot ou deux ? Ouais. En un mot ou deux ? Pour moi, révolution industrielle vraiment révolution industrielle. Je je donne plus de mots du coup. Oui, tu peux y aller. [rires] Tu peux tu peux y aller. Non, ça c un piège de nouveau. Donc en fait euh [musique] chaque depuis toujours, il y a eu des révolutions industrielles dans le temps. Voilà, machine à vapeur, l'électricité, la chaîne de production de Ford, l'arrivée d'Internet. Et aujourd'hui, moi je considère l'IA 100 % comme la 4e révolution industrielle. Et ce qui est assez intéressant avec Lia, c'est que c'est la première qui va toucher les métiers intellectuels et pas que les métiers manuel. D'où le fait que je considère que c'est une vraie révolution industrielle à part entière qui va complètement transformer les entreprises au point où on a que vraiment des hypothèses de ce que à quoi va ressembler le monde du travail demain à vu l'impact déjà pressenti [musique] de l'IA sur les métiers, sur les compétences. Ouais. et sur voilà tous les domaines, [musique] tous les secteurs que ça peut toucher. Et quand tu dis secteur, tu parles de tous les secteurs confondus, pas seulement les secteurs du numérique, tu parles de tous les secteurs, soit les le RH, la gestion de comptabilité et cetera et cetera, même le BTP ou même d'autres choses comme ça, l'agriculture et [musique] cetera. Où est-tu centres sur le numérique ? tous tous les secteurs parce que quand on parle d'intégrer il y a dans les process, on parle de répondre à des cas d'usage et ces cas d'usage il s'adresse à n'importe qui commercial, marketing comme administratif juridique, comptat, finances donc peu importe le secteur quand on travaille dans une entreprise tous les métiers peuvent être impactés tout. Il y a plein de news cases qui peuvent être plus ou moins adressés. Après, il y a des secteurs très manuels du style l'artisanat, l'agriculture où Liana ne va pas avoir un impact direct sur l'activité phare opérationnelle du secteur en question, mais va pouvoir toujours aider les métiers support. D'accord. OK. [musique] Donc juste pour bien comprendre en fait ce qui se passe c'est que tu vas prendre un use case. Tu vois c'est comme ça tuas ta directrice et tu vas prendre un use case. De ce cas finalement tu vas essayer de finalement de j'imagine de faire le workflow finalement des décisions et des responsabilités de chacun sur ça. Et tu vas voir où est-ce que l'IA finalement peut peut être intervenir finalement ou aider l'organisation à à à régler des process ou aller plus vite à gagner en efficacité. Ouais, c'est en fait c'est presque exactement ça. En gros, quand on parle d'intégreria dans les process, ce qui est très intéressant c'est que il y a un chiffre gétique qui montre que 95 % des projets d'intégration miliagène en entreprise n'aboutissent pas à de la valeur ajoutée. Et ça pourquoi ? C'est une question de pilotage du process parce que 95 % des boîtes commencent à l'étape numéro 4 qui est l'étape de déploiement d'un outil qui est donc une très mauvaise étape. Euh donc effectivement moi qu'est-ce que je fais ? Je les aide à toujours repartir d'un besoin parce que il y a jamais de question de besoin dans ce qu'ils font. Donc c'est quoi d'avoir le besoin ? Ensuite c'est quoi l'irritant associé et est-ce que on en déduit un use case ? S'il y a un use case avant de se lancer dans un outil, est-ce qu'il y a des des exigences aussi ? La loi, des contrats, des réglementations, la cybersécurité ? Est-ce qu'on a les ressources en interne aussi ? Et une fois qu'on a ça, là on dit OK, telle telle solution adaptée, oui ou non, à quel prix, qui fait quoi ? À quelle échéance, quel KPI indicateur pour suivre la performance et après on dépend. et je sais pas si tu as déjà suivi un peu ce qui se passe en terme de transformation agile. Je vois c'est il y a on parlait beaucoup de transformation agile. En effet, on parle beaucoup de transformation il y a agile. Enfin peu à mais la transformation agile se passe beaucoup par à l'aide de framework. Je sais pas si c'est [musique] si tu si tu connais ces mots que couleur du scrum, du cambi [musique] l'agilité d'arrière en vous dire on va mettre du scrub. Parce que l'a déjà trouvé ses petits framework comme ça et c'est euh des des des on va dire des sortes de réponses un peu 42 quoi. Ah oui, ce que tu Jésuschist, je vois pas ce que tu vas dire. OK. Des réponses un peu finalement pour tout qui sont oui, je sais comment on va mettre ça finalement le cas, on sait comment on va le mettre en place. Euh de mon point de vue, pour l'instant je n'ai pas trouvé un framework que je vois appliquer. J'ai une sorte de de choses qui Ouais, c'est ça non ? Ouais. Sincèrement, je personnellement, [raclement de gorge] je n'ai pas trouvé, je trouve pas que les entreprises, il y en a qui parlent comment qui commencent à parler de vibe coding, [chant] de trucs comme ça. Euh mais un en fait euh intégrer Lia, moi je le vois vraiment comme juste l'intégration d'un projet digital classique, mais les gens ne le voient pas comme ça parce que les gens sont poussés par l'urgence de il faut mettre en place des choses parce que tout le monde le fait et donc les gens on oublient les fondamentaux euh alors que tu pourrais tu pourrais tout à fait le moi j'essaie d'inculquer un framework de bah ces fameuses étapes d'intégration mais c'est pas iné en tout cas et on pour l'instant c'est très nouveau. C'est très nouveau. J'entends très peu parler de boîtes qui le font déjà. Il y a quelques cas il y a quelques boîtes que j'ai un exemple qui ont très très bien fait les choses mais elles sont très rares. Je sais pas si j'ai répondu à la question. Si si si si si c'est complètement j'imagine que ces boîtes sont plutôt des boîtes et alors la première que j'ai assisté c'est Hippsos. OK. HS qui est une boîte de sondage. Ouais. Oui, très très grosse boîte de son âge. Et pour être 100 % honnête, je n'ai aucune idée de pourquoi ils ont réussi à faire ça bien. OK. Je moi je les ai pas accompagné. Je parce que quand je suis arrivée, ils m'ont dit "On a déjà tout fait." Et ça c'était la première fois qu'une entreprise me disait ça. Et effectivement en creusant un peu, j'ai vu qu'ils avaient tout bien fait dans le bon ordre. Donc alors je sais qu'il touchait déjà à Lia parce que dans les dans les sondages Lia est beaucoup dans l'analyse de data. Donc je sais qu'il touchait beaucoup à Lia mais pas Lia. Mais quand il mais je sais pas, ils ont vu l'opportunité et ils l'ont bien saisi et bien intégré. Et pareil normalement quand il y a une transformation, il y a un suivi de transformation parce que si [musique] en fait on fait une transformation à l'instant t on se dit que tout est nickel bah finalement peut-être de ou 3 mois plus tard il y a des anciennes pratiques qui reviennent toujours un petit peu enfin chasser le naturel qui revient un galop un petit peu comme ça et en fait ça revient tout le temps comme ça et justement par exemple des boîtes comme ça tu vas leur aussi leur proposer finalement de les accompagner [chant] aussi sur le run sur la continuité de de ça ouais c'est la 5e étape que j'ai pas dit tout à l'heure. La 5è étape, c'est l'étape d'amélioration continue où on leur dit en gros euh tous les temps, il faut relever les indicateurs, les comparer à bon en gros, tu as l'indicateur relevé comparé à l'objectif, comparé à l'idéal, comparé au passé et vis-à-vis de là où tu te situes, tu as des actions à faire. Soit tu dois arrêter, corriger ou étendre dépendant de comment ça se passait. Donc là, oui, effectivement, tu vas les tu vas tu vas les accompagner sur ben comment réagir et si ça marche bien et ben comment tu fais pour continuer et puis dans ça, il y a aussi un de veille. Comment tu restes au bout du jour ? Parce que ça va tellement vite que vite une solution que tu mets en place peut être obsolète dans un an et demi. Donc ouais, même dans un mois. Dans un mois, même dans un mois. Ouais, tout à fait. Tout à fait. D'accord. Donc c'est très clair en ce qui concerne du coup tout ce côté bon opérationnel et cetera ou même le terme de révolution est est super intéressant, ça permet de m'amener sur une nouvelle thématique mais en gros toute cette instrumentalisation de plus en plus récurrente de l'IA tout le monde veut tirer son épingle du jeu de l'intelligence artificielle tout le monde veut surfer sur la vague de l'intelligence artificielle mais qu'est-ce [musique] qu'est-ce qu'on arrive enfin où est-ce qu'on arrive pardon en terme de de barrière quand on parle d'éthique de l'intelligence artificielle au sein des entreprises c'estàd en norme de RH, en norme de données, en norme de [musique] souveraineté de la donnée, gouvernance des données ou même simplement en norme de personnel avec des cas comme Amazon qui ont envoyé plusieurs personnes, plusieurs personnes, c'est un bouémisme mais pour pour pouvoir justement intégrer via dans leur process pour gagner. À quel moment on arrive à cette barrière d'éthique ? Alors l'éthique, ce qui est très intéressant, c'est de voir que chaque pays a sa propre éthique. Chaque entreprise a sa propre éthique. Tu vas pas utiliser de la même façon en Chine comme tu l'utiliserais aux États-Unis, comme tu l'utiliserais en Europe. Donc déjà la première barrière que tu rencontres, c'est un peu l'éthique dans laquelle tu es né, dans laquelle tu vis. Donc déjà toute entreprise vraiment européenne a est plus à cheval sur certaines notions éthiques, notamment la souveraineté, donc des données, donc le fait de voilà contrôler un peu l'IA que tu utilises, où vont les données et cetera. Euh et aussi l'éthique sur l'impact sur l'humain ou et l'impact sur l'humain, tu vas avoir la notion de dépendance à la notion de impact sur l'emploi, les compétences. Là pour le coup de de [chant] ce que j'ai vécu, il y a vraiment en France du 5050. C'est-à-dire il y a 50 % des entreprises qui me disent malorie je veux virer des gens parce que je veux améliorer mon chif daf parce que je veux arrêter avec les assistants. Bon bref voilà et 50 % qui me disent on veut faire évoluer les choses, on veut le faire bien, comment on fait ? Et donc là on a la partie conduite du changement. revalorisation du capital humain, des compétences et cetera. Ça c'est des questions qui se posent beaucoup en France parce qu'en France aussi on a le droit du travail qui protège beaucoup de salariés. C'est pas évident de virer des gens en France. Là où aux États-Unis, c'est même pas une question d'où ce qui s'est passé avec Amazon. Donc tu vois cette barrière en fait, elle est posée par plein de facteurs. Elle est posée par la loi, elle est posée par le pays dans lequel tu vis, comment ça va être perçu euh et vraiment la culture qui t'entoure. Et ce que je constate aussi, c'est que dans le domaine du public, du le secteur public, on pousse beaucoup les I souveraines. Donc voilà, Mistralopen source et dans le domaine privé, on est ils s'en fichent un peu plus de côté souverain, mais par contre, ils sont plus à cheval sur comment on fait la conduite du changement, on revalorise les gens en France après les entreprises internationales là pour le coup, c'est un peu différent. OK, nickel, [musique] très clair. Et du coup, toi dans ton expérience justement avec diverses entreprises qui étaient plus ou moins radicales ou purita en ce qui concerne l'intelligence artificielle, euh c'était quoi le c'était quoi le le modus opérandi que tu appliquais justement quand tu intégrais ce genre de de procédé dans dans ta réflexion quand tu vas aller vers une entreprise et que tu reçois soit justement ce je veux remplacer ou soit je veux intégrer, je veux collaboratrice, qu'est-ce que c'est ton modus opérandi dans ces cas ? Moi ce qui est toujours très important, c'est d' c'est je je n'apporte pas mon opinion, je leur apporte toutes les le savoir des conséquences de n'importe quelle action. C'est-à-dire s'ils me disent "Je veux remplacer tout le monde", je leur dis "OK, maintenant voilà les conséquences, voilà les avantages, voilà les conséquences, voilà à quoi s'attendre." Et viceversa disent "Bah moi je veux remplacer personne, moi je veux intégrer bien mais je veux faire ça bien. OK voilà à quoi s'attend." Donc, j'essaie toujours d'être le plus factuel possible sur tout ce à quoi il faut s'attendre, toute l'image et éviter que éviter de donner un opinion. Moi, je le client est roi, je n'ai pas d'opinion à donner. Et là où je donne un opinion, c'est plus sur je veux que tout le monde soit au courant des conséquences, que ce soit au niveau des manipulations des informations par lié avec la fake news, tout ce qui va être les biaiss, tout ce qui va être l'impact écologique, ça pour le coup, ça peut être un peu plus bisé. Je sais pas si j'ai répondu à la question. Si, tout à fait. Et donc du coup, tu vas donc quand tu parles des conséquences, en effet, c'est intéressant. Donc tu vas te mettre en fait un niveau très très si level, un niveau très haut finalement stratégique à donner finalement les impacts que les les gens vont avoir finalement sur l'intégration d' mais tu vas aller aussi jusqu'au conseil finalement propre de savoir quel lien à utiliser, comment [chant] l'utiliser et donc [musique] du coup d'aller vraiment dans le dans le métier des personnes. Oui oui oui oui. Je fais jamais une intégration de LIA sans avoir fait une phase d'audit. OK. Et dans cette phase d'audit, je vais creuser alors dépendant de la taille de l'entreprise, pardon, dépendant de la taille de l'entreprise. Par exemple, là mon plus gros client qui est voilà 15000 collaborateurs. Là, il y a peut-être 25 entretiens différents à faire avec tous les directeurs de tout tous les secteurs métiers représentés où je vais creuser c'est quoi leur problématique, c'est quoi leur quisage pour me faire une idée globale et puis quand c'est les plus petites entreprises, ça peut durer beaucoup moins de temps. Ça peut durer 2 jours pour une TPE. Et à partir de là, j'en déduis vraiment les quel usage où il y aura le plus fort impact. Euh oui. Alors quand je dis j'en déduis, c'est tous ensemble même évidemment, il y a ton audit discussion. C'est ça. Dans l'audit, il y a plein de choses. Il y a plein plein plein de choses. Là, je simplifie vraiment beaucoup mais ça peut ça. Il y a des gens qui peuvent venir me voir et me dire "Moi, je vais optimiser telle tâche." Donc, ils savent directement ce qu'ils veulent, on y va direct. Et puis moi je leur dis "OK, c'est pas le capital." Mais bon, tu vas essayer aussi de guider peut-être en fait. Bah dans la phase de roadmap euh il y a un travail de évaluer le coût mensuel, le coût de déploiement et les gains attendus de chaque solution. Donc par exemple quand on parle d' générative pour moi il y a toujours cinq solutions. Il y a l'IA généraliste du style copilot GPT GMI tuas les logiciels augmentés par l'IA les I spécialisés du style gamma les automatisations intelligentes et les agents I agentiqu et donc je leur dis toujours sur ces cinq solutions, je sais pas il y en a trois ou il y en a quatre ou il y en a cin ou il y en a qu'une qui peut répondre à tel use case. Voilà les coûts pour chacune. Voilà le ROI attendu, le payback attendu et après c'est ça dépend de la pétence au risque du client. Et comment tu parce que j'imagine que globalement la finalité c'est d'installer un item quoi chez un client quoi. C'est de c'est c'est d'avoir un workflow. Tu prends ça. Enfin j'imagine qu'il y a un workflow qui va en déterminer. un item parce que c'est on va tout parler de tu as un process et en gros un process qui va faire l'ensemble de tes tâches qui vont être qui vont être fait. Comment tu arrives à déterminer direct avec ça ? Ah c'est une autre question. Alors déjà pr la première question que tu après peut-être que je fais un raccourci trop. Ouais c'est ça. C'estàd que [rires] c'est c'est peut-être ma vision à moi qui peut-être trop Non non non non du tout du tout. En fait le grâ ce serait d'avoir de liages antiques partout. Ouais parce que oui c'est ça qui a le plus fort héroï par contre c'est ce qu'il y a de plus cher et c'est ce qu'il y a de plus difficile à estimer. Ouais bien sûr. En fait ce qui est très simple à estimer, ça va être les trois premiers points. C'est-à-dire l'IA généraliste, le logiciel augmenté, les I spécialisés. Et dès que tu arrives sur de l'automatisation et de l'agentique, tu ne fais que des estimations. Comment nous on arrive à estimer ? On a une méthode très très pointue vraiment étape par étape où on va prendre en compte vraiment tout tout. On va prendre en compte la payé. On va faire une conception de l'agent pour essayer de savoir combien il y aura d'appel à pay. Enfin, on rentre vraiment dans le détail pour essayer au maximum d'estimer. Mais avec ça, on prend aussi en compte les les coûts de serveur, les coûts en formation, les coûts en conseil. Donc tout est pris en compte pour faire une grosse fourchette estimativeou et après c'est eux qui décident ce sur quoi ils vont partir dépendant de si ils ont l'argent et dépendant de si ils veulent prendre le risque parce qu'ils savent que c'est peu risqué d'aller sur de l'agentique parce que c'est de l'estimatif pur. Là où bah estimer l'impact du NIA généraliste, c'est beaucoup plus facile parce que tu payes les licences quoi. Et pour que je me projette un temps moyen là justement de mettre de c'est que [musique] tu mets pour mettre en place un agent agentique justement qui enfin un agent quand c'est développé par un expert je sais pas si on dit un agent agentique un agent agentique un agent et quand dit agentique c'est le c'est pas de souci je je fais juste une pause j'ai débrancher la micro du coup du coup on est au cent du PC depuis tout à l'heure d'accord ah ouais ouais mais tout va bien ça tout fonctionne bien du vous prévenir, il y a pas de problème d'accord vous inquiétez pas n'hésitez pas à parler un tout petit peu plus fort si vous avez envie mais il y a pas de souci pourquoi je sais pas il y a eu un bug avec le micro branché au PC ok bon j'ai le débranché je voyais le son qui était plus enregistré donc je le débranché ok euh du coup c'était quoi la question Lia en fait le temps moyen que tu que tu mets à déployer un agentique un agentique euh enfin ouais une agentique justement comment parce que c'est la finalité enfin moi je le vois vraiment comme une finalité. Si si j'étais client, je le verrais vraiment comme une finalité. Mais en fait, enfin voilà, peut-être qu'en fait je peut-être trop ça en tête, quoi. Non, non, mais c'est une bonne question en fait. Ça déjà ça va dépendre de deux facteurs. Ça va dépendre de la taille de l'entreprise et ça va dépendre de l'agent que tu veux déployer. Pour une TPE, déployer un agent, ça peut prendre si quelqu'un est à temps plein dessus, ça peut prendre une semaine comme ça peut prendre 3 4 mois. Ça va dépendre de l'agent. Par contre, dès qu'on est parce que il y a pas toutes ces enfin ces phases de test, ces phases de ça va beaucoup plus vite parce qu'on est sur une petite structure et la phase de développement quand je dis une semaine, on parle d'un agent hyper basique. Maintenant par contre sur des grosses grosses structures, là on est sur des projets de 6 mois à 1 an où tu vas avoir toute la phase de conception, tu vas avoir la phase de déploiement test sur c sur une partie de la population, tu vas améliorer ensuite tu vas dép Donc ça dépend de tout ça peut prendre vous avez une approche de prototypage des choses, c'est-à-dire de se dire bah déjà je sais pas l'objectif je sais pas c'est un mail, un machin, un truc bah tu on va déjà essayer d'envoyer le mail ensuite on va faire ça ou alors vous vous dites plutôt la valeur, c'est l'ensemble de l'ensemble de l'agent qu'on veut vraiment tester parce qu'en fait tester que des petits bout finalement c'est pas très intéressant. Ouais, c'est une bonne question en fait. Euh je l'ai peut-être pas précisé mais cette partie développement des agents moi je le sous-traite. OK. C'estàd que mon entreprise elle fait que la partie conseil et formation et dès que le client dit "Oui, je veux un agent". Nous, on a des partenaires, des éditeurs de logiciel spécialisés là-dedans qui vont dével déployer et après chacun sa méthode. Je sais que la plupart des méthodes il développent l'outil une fonctionnalité par une fonctionnalité et il valuent fonctionnalité par fonctionnalité. OK, d'accord. OK, très très cl et et je pose euh enfin je vais poser une dernière question parce que ensuite [grognement] euh ensuite et il y a une question moi qui justement c'est ce que je t'ai dit tout à l'heure euh moi j'ai ça en tête depuis le début et j'aimerais bien que un peu striker ce sujet c'est voir l'agent il a en fait comme un collaborateur. Moi quand j'en parle du sens que quand je fais du coaching auprès de de ces deux boîtes souvent bah justement l'IA arrive comment on met l'IA [musique] dans nos process on va utiliser des outils design pour aider le design le développeur pour aider le développeur et cetera moi ce que j'aime dire souvent c'est de de voir l'IA justement comme un collaborateur c'estàd qu'il a ses rôles et ses responsabilités [musique] euh et que finalement il devienne un collaborateur comme un autre quoi. Et c'est dire qu'il faut lui donner finalement son bah sa zone de de de de [musique] confiance quoi finalement à ça. Tu te places comment toi par rapport à ça ? Pour moi, un LIA peut être vous perçu comme un collaborateur sans problème. Par contre, un agent LIA, il faut jamais le laisser être 100 % autonome sur notamment des tâches euh qui vont avoir un impact sur l'externe, des tâches irréversibles où c'est ton image qui est en jeu ou c'est donc toutes les tâches un peu sensibles, un agentatien ne sera jamais en totale autonomie parce que c'est trop dangereux. Si tu fais ça, il y aura des conséquences. Maintenant, il peut être vu comme un collaborateur à part entière. Pour moi, ça ça dépend aussi de comment tu perçois la machine. Euh aujourd'hui, c'est un sujet tellement vaste parce qu'on pourrait rentrer dans la conscience. C'est c'est quoi ? C'est les les hallucinations diacques qui te font qui te font peur ou c'est ou c'est le fait de te dire que il peut elle peut juste y avoir des problèmes ? Oui, il y a de tout. Alors, c'est pas moi qui ça me fait peur à moi spécifiquement parce que si ton compte il est nickel que tu as fait un agent qui vérifie le travail d'un autre agent et tout, c'est très bien. C'est juste qu'on on ne on ne on est dépendant à partir du moment où on fait des agents I, on est dépendant de LLM, on est dépendant d'outil qu'on contrôle pas [raclement de gorge] et donc à tout moment il peut se passer quelque chose et on n'est pas au courant et donc et ça peut avoir tellement de répercussion sur l'entreprise que il y a énormément de choses où quoi qu'il arrive, il faut une validation humaine. Mais il peut quand même être vu comme un collaborateur. Moi aujourd'hui, j'ai un agent, il me gère tous mes réseaux sociaux et j'ai juste à valider chaque étape. Mais c'est lui qui gère. Donc je peux le percevoir comme un comme un collaborateur si je le veux. Ou alors je peux le percevoir comme un amplificateur. Moi, j'utilise plutôt ce mot-là, un amplificateur. J'ai l'habitude de Il y a beaucoup de gens qui disent "Les développeurs vont disparaître." Et mais pas du tout parce qu'en fait ça a été prouvé que un agent ou utiliser l'IA dans le code, ça ne fonctionne pas si tu lui laisses tout faire. Parce que si tu les laisses tout faire, l'architecture de base sera pas efficace, sera pas sécurisée, sera pas performante. Il y a besoin, c'est ça, il y a besoin d'un vrai expert derrière qui se fait amplifier par l'IA. Et du coup, je sais pas si on peut parler d'un collaborateur dans ce sens là. Au final collaborateur, moi dans humainement ça me parle parce que ça ça fait penser aussi à une personne que tu es dans ton service à qui tu laisses toutes les cartes en main pour pouvoir travailler en indépendance mais dans parce que tu lui fais confiance mais malheureusement quel que soit le facteur humain dans lequel tu développes avec cette personne la confiance exclut pas un minimum de contrôle comme tu disais tout à l'heure venir regarder tout ça mais amplificateur c'est bien aussi ouais non mais c'est vrai c'est vrai c'est c'est je pense que le mot collaborateur peut faire peur à pas mal de monde du fait que il y en a beaucoup qui ont du mal avec avec l'idée que la machine est soit vue ou perçue comme un humain ou un autre sûr et c'est justement tout le sens du mot c'est tout le sens du mot quoi justement de le prendre justement à pièce justement parce que parce que moi je partage dans ton avis de dire que le que les en fait j'aurais plus d'inquiétude quand même pour les développeurs par exemple junior ceux qui arrivent sur le marché du travail en ce moment parce que ceux qui arrivent justement on leur donne moins leur place parce que justement aujourd'hui est peut-être capable de le faire donc on euh moins leur place sont ils peuvent pas se former. Donc vu qu'ils peuvent pas se former, bah finalement on a nos experts. Et en fait c'est moi c'est plutôt ce cercle un peu vicieux qui est qui me fait un peu plus peur par rapport à mon du développeur quoi. Et puis pour avoir discuté avec les jeunes développeuses ce matin là avec la mêlé justement, il y en a il y en a aussi certaines qui sont un petit peu réfractaires à l'idée d'utiliser le no code pour céder euh parce que justement elles ont ce pied de nez de dire à cause de l'intelligence artificielle nous les juniors, on a moins de débouché possible, on n pas la possibilité de faire notre première expérience. du coup entre guillemets, je la boude. Sauf que du coup, ce avoir cet extrême finalement euh c'est se tirer une balle dans le pied quelque part plutôt que de surfer sur la vague de l'intelligence artificielle et l'utiliser pour essayer de d'apprendre son expérience. Comme tu dis, s'il y a pas de première expérience donnée aux petits jeunes, [musique] bah du coup ça fait des fait des générations de développeurs qu'on pas d'XP. Et quand les seigneurs partiront, où seront les nouveaux seigneurs ? Là-dessus, j'aurais beaucoup de choses à dire mais je sais pas si tu veux partir. Vas-y, vas-y. Non mais allez-y. Allez-y. Non mais parce que làdessus, il y a quelque chose qui est extrêmement important que je constate, c'est que les RH c'est que les RH me disent "Je ne veux plus recruter de junior." Et je ne veux plus recruter de junior parce que Lia remplace le savoir-faire et non le savoir-être. Et qu'est-ce qu'un seigneur a plus ? Il a la connaissance du secteur, donc il est expert du secteur, il est expert de ce qu'il fait et il a du savoir-être alors qu'un junior n'a pas ça d'après ce qu'ils disent. Oui, voilà, c'est ça. Et ça va même plus loin. Ils veulent plus recruter de bac + 5. Ils considèrent que les bacs + 2 et bac + 3 sont plus intéressant parce qu'il considèrent que les bacs + 5 ont juste 2 ans de plus de savoir faire, chose que des bac + 2, ba+ 3 n'auraient pas besoin grâce à l'a. Ça c'est le discours que j'entends beaucoup qui est extrêmement dangereux parce que si on n plus duur, bah demain on a plus de seigneur. Oui, c'est exactement ça. C'est le c'est le le paradoxe absolument impensable dans lequel on se retrouve aujourd'hui, c'est de se dire "Je veux essentiellement des seigneurs qui sont capables d'utiliser justement l'intelligence artificielle, qui on se savoir, qui on se savoir être, qui ont une maturité intellectuelle et professionnelle que les juniors n'ont pas. Cependant, on ne veut pas bah de juniors du coup qui n'ont pas cette maturité et cetera, mais on va se plaindre dans 10 ans quand justement ces seigneurs auront disparu, qu'ils auront fait autre chose, qu'ils auront évolué, [musique] qu'ils sont peut-être devenus quelqu'un d'autre professionnellement parlant, des CEO, des CO et cetera et cetera qui sont plus forcément amenés à développer au quotidien et qui n'auront formé eux-mêmes personne au préalable puisqu'ils n'auront pas pu prendre de junior et cetera et cetera. Donc je trouve que ça c'est c'est vraiment le gros boss ça se mort la queue. C'est un peu c'est un peu stupide quelque part. Et stupide, je pense que c'est le mot tout à fait approprier sans être trop péjoratif, c'est que c'est c'est vraiment juste si la branche d'innovation sur laquelle on est assis alors qu'on pourrait juste essayer de saisir l'opportunité de manière plus pragmatique. Ouais, tout à fait. Et d'ailleurs, si je peux revenir sur un truc que tu as redit tout à l'heure, tu comprends des développeurs qui disent "Je veux pas aller sur la partie no code et cetera." Ce qui est très la dure réalité, c'est aujourd'hui et ça c'est hyper intéressant parce qu'on on pousse les limites de la discussion là, mais la dure réalité d'une révolution industrielle de tout ça, c'est ce que j'ai dit, l'impact sur l'emploi et cetera. Et excuse-moi, j'ai perdu l'idée que je voulais dire. Ça va me revenir, t'inquiète, ça va revenir sur le no code oui, c'est bon. C'est la magie du direct. C'est ça. [rires] Euh c'est la le fait que notre société fonctionne sur la la notion de croissance et la notion de capitalisme aujourd'hui. Et en fait pourquoi ces entreprises font ses choix ? C'est parce que sur le court terme, oui, tu crois oui, tu vas gagner de l'argent parce que tu vas économiser des coûts parce que bl mais quand tu regardes en fait ça sur le long terme, c'est pour ça que le no code si tu veux pas t'y mettre mais demain une entreprise, elle va choisir quelqu'un qui prend du ne côte parce que c'est moins cher et c'est plus rapide à faire. Exactement. Et donc il y a aussi ces conséquences vraiment purement liées à notre société et à la manière dont elle fonctionne. Oui. Et et enfin c'est ça explique le pourquoi certaines entreprises prennent certaines décisions et qui aiment du travail à faire. Bah c'est surtout que comme tu disais très judicieusement tout au long de ton discours de manière de manière un peu diluée là depuis que depuis qu'on parle depuis 28 minutes maintenant d'appel compteur euh en fait ces métiers qui sont impactés entre guillemets par l'intelligence artificielle ce sont pas des métiers qui sont voués comme tu [musique] disais à disparaître effectivement les les découurs pardon les développeurs ne vont pas disparaître pas du tout de la même manière que les graphistes ne vont pas disparaître de la même manière que certains artistes 3D ne vont pas disparaître non plus importe en fait c'est leur leur cœur de métier va se transformer et leur cœur de métier va évoluer en fait. qui va subir une mutation qui fait que ils vont intégrer potentiellement des process d'intelligence artificielle potentiellement pour gagner du temps, je sais pas, sur certains process, éviter certaines choses et on peut le comparer, par exemple, moi je le compare à la peinture parce que je parle mais on peut le comparer à la peinture dans le sens où quand tu as un produit qui est capable de décomposer les pigments d'une peinture pour te permettre de gagner du temps sur une un applat de couleur, un lav, un brossage, quelque chose, en fait, tu vas l'utiliser, tu vas t'adapter, tu vas pas réutiliser les anciennes peintures que tu avais depuis toujours parce que tu comprends, c'est comme ça qu'on fait. On a toujours fait comme ça, je vois pas pourquoi on fera autrement. Non, tu achètes la peinture comme tout bon consommateur et tu l'utilise pour justement gagner du temps parce que tu es bien content de perdre les choses en beaucoup moins de temps. Et c'est comme ça que je visualise personnellement la chose, c'est que justement ce sont des petits outils qui vont se rajouter et qui vont faire subir des mutations au cœur du métier et qui vont devenir quelque chose d'autre. On le voit, on voit pas mal de métiers du numérique qui [musique] émergent ces ces derniers mois euh même quand plutôt ces dernières années euh qui étaient des métiers qui étaient totalement abstraits pour le tout un chacun depuis déjà pas mal de temps. Même spécialiste IA comme tu l' aujourd'hui euh c'est un concept de métier qui est encore aujourd'hui beaucoup abstrait pour beaucoup de monde et c'est du coup j'aimerais bien rebondise là-dessus parce que ça m'intéresse. Ben ça rejoint la notion de révolution industrielle dont je parlais tout à l'heure. chaque révolution industrielle, il y a des métiers qui ont disparu et il y a des métiers qui sont apparus. Et la seule différence là, c'est que celle-ci, on a l'impression qu'il y a plus de métiers qui vont disparaître que de métiers qui vont être créés du fait de cette peur du remplacement ou autre. Donc là-dessus, je te rejoins tout 100 %. Il y aura une évolution de métier et et ce qui est intéressant, c'est qu'on a que des hypothèses de ce qui va se passer. Et d'ailleurs, il y a il y a un grand groupe international de chercheurs experts en IA qui bon ont sorti une étude à prendre avec des pincettes, mais c'est intéressant de voir pourquoi ils ont cette étude qui dit que en 2047, on aura plus besoin de travailler en 2047. Voilà, ça c'est ce qu'ils ont dit. Bon alors normalement je je serai encore en vie he d'après mon je vérifie sur ma vente mais d'après mon rythme cardiaque ça devrait aller mais et donc c'est hyper bizarre comme notion mais en fait c'est si tu creuses ben c'est une réelle éventualité parce que plus on avance on est en train de créer je sais pas si si tu sais mais les I là qu'on utilise tous les jours, on sait leur faire pondre un résultat mais on ne sait pas comment elles font pour le faire. On est incapable d'expliquer quelque chose qu'on a créé. On a des briques, on est capable d'expliquer le concept, mais on il y a tellement de calculs qu'on est incapable de aller checker chaque million, chaque étape de chaque voilà logique et là on pousse le truc hyper loin, mais on va on va rentrer dans la notion de super intelligence, on va et tout ça, ce sont des concepts, on a que des hypothèses mais factuellement l'évolution là, ça va très très vite, tellement vite qu'on ne sait pas trop à quoi s'attendre. Et le notion de super intelligence, ben juste ça c'est le c'est une intelligence qu'on pourrait même pas expliquer. Donc à partir du moment où on peut même pas expliquer, on peut même pas imaginer les métiers de demain. Et ce qu'on comprend pas, on en a forcément peur. Et voilà exactement et donc dire qu'on va ne plus travailler en 2047, je pense qu'il faut surtout le comprendre comme on va ch on va pas avoir les mêmes habitudes. Moi, je suis profondément convaincu que l'homme a besoin d'un sens à sa vie et a besoin de faire quelque chose. Maintenant, à quoi ça va ressembler ça ? Je ne sais pas. Mais justement en parlant de ça, étant donné que bah même l'intelligence artificielle elle-même est une enf un sorte de monculus que l'être humain a créé qui est qui est assez formidable d'utilisation, qui a un potentiel absolument démentiel certes, mais justement cette notion de super intelligence et d'évolution sur laquelle on n pas de main mise et on n pas de on n pas de visibilité ce que tu disais du coup sur ce que va devenir l'intelligence artificielle. Est-ce que quelque part toi ta position, personnellement parlant en tant que professionnel, typiquement pas forcément en tant dans ton avis personnel sur ton appétence et ton intuition, l'intelligence artificielle, mais en tant que professionnel, [musique] quand tu arrives à la conclusion que ce que tu es en train d'utiliser comme outil, toi-même tu potentiellement tu sais très bien que tu ne pourras pas suivre ou le comprendre et tu ne sais pas vers où il va, comment tu te positionnes du coup pour parce que c'est quand même assez paradoxal, c'est ce serait comme comme surfer avec une planche repasser et que petit à petit la planche repasser d'une planche de surf et cetera et cetera. Donc ça sera un peu Moi, j'essaie toujours de prendre tout par avec curiosité. Je trouve que tout ce que l'humanité a créé jusqu'à présent est intéressant, c'est curieux. C'est ah pourquoi on a pensé à faire les choses comme ça ? Et je pense que c'est aussi le fait d'être d'aimer le changement, cette curiosité de voir jusqu'où ça va nous mener, c'est intrigant. C'est hyper intrigant de se dire on crée des choses qui commencent à nous dépasser. Et donc j'essae, moi je suis quelqu'un de nature très optimiste. Donc j'essaie de le prendre avec beaucoup de voilà curiosité, positivité là où il y en a qui vont le prendre avec beaucoup de négativité de pessimiste, ce qui est très compréhensible. Euh je pense que tout repose dans comment tu veux vraiment vivre ta vie et comment tu veux vivre les choses. Est-ce que tu veux vivre dans la peur ? Est-ce que tu veux vivre dans la curiosité ? Et puis si demain on est de disparaître et ben peut-être que c'est comme ça. Peut-être que ça sort aussi. Peut-être que Oui. Oui. Parce qu'il y a la notion dans parce que on en parle pas assez mais on dit que l'IA tout ça explose mais Lia elle dépend d'une ressource très importante qui s'appelle les métaares et les météorares on en a bientôt plus notamment l'énergie. Donc il y a tellement de problématiques. Donc voilà, moi j'essaie de le prendre sur un plan de j'ai hâte de voir ce qu'on va être capable de créer parce que c'est c'est c'est intéressant et je sais pas trop comment aborder autrement la question. Oui, je je comprends je comprends à 200 % ce que tu dis parce que bah pour faire un un prisme avec mon ma propre expérience, j'ai 37 ans, j'ai connu le franc, j'ai connu la transition à l'euro, j'ai connu le fait d'avoir des consoles de jeux qui étaient portatives qui étaient des des briques pour aujourd'hui voir ce qu'on a du coup sur nos téléphones pour connaître les baladeurs cassettes, les baladeurs CD, les baladeurs MP3 et petit à petit arriver à ce qu'on est aujourd'hui. Et en fait, quand je réfléchis à il y a 20 ans, quand j'étais adolescent que j'avais 17 ans, quand je réfléchis au moyen qu'on a de productivité, de créativité, d'utilisation et d'optimisation de notre vie quotidienne, en réalité, je me dis que c'est quand même assez flippant. C'est un terme qui est très qui qui est très légitime. C'est assez flippant de voir qu'en 20 ans, on est on a été capable de passer du baladeur MP3 parce que je vais vraiment le souvenir que j'ai moi au lycée avec mon baladur MP3 17 ans. À aujourd'hui, une intelligence artificielle est capable de faire une analyse de confrontation de sources et te faire un compte-rendu complet avec un une présentation une présentation PowerPoint que tu peux présenter en classe par exemple pour un petit élève, un petit jeune. En 4 minutes, 7 minutes. Ouais, c'est hyper bien ce que tu dis parce que ça a été prouvé que tu vois chaque révolution industrielle a mis de moins en moins de temps déjà à s'installer et le temps entre chaque révolution industrielle est de plus en plus réduit. Et donc en fait si tu prends par exemple l'époque du Moyen-Âge, ça a duré super longtemps. L'époque du Moyen-Âge, ça a pris son temps. Attention, moi je suis je suis très bon làdedans. Ah ouais, moi non, mais ça a pris son temps, disons. Et effectivement, il y a des person enfin, il y a eu plusieurs générations qui n'ont pas vraiment connu tant d'évolution que ça. Là où nous chaque évolu chaque génération tous les 10 ans 20 ans, c'est de plus en plus rapide les innovations. Moi je pense que grâce à l' médecine Oui. Je pense que on va vivre des choses extraordinaires. B la biothèque en ce moment c'est il y a plein de nouveaux procédés absolument extraordinaires qui sont en train de qui sont en train d'arriver. Des tests des gens très brillants qui montent des start-up et qui essayent de pas de tirer l'éping du jeu en fait justement mais de créer des choses absolument démentielles grâce à l'intelligence artificielle. Des choses qu'il pouvaient pas faire il y a il y a 10 15 ans déjà pour Ouais. Et c'est ça qui est donc intéressant quand je parle de cette curiosité, c'est de se dire j'ai la chance de vivre à une époque où je vais voir une quantité d'innovation maintenant. Jusqu'où ces innovations vont aller ? Voilà la question. Mais je préfère le prendre avec curiosité pour aimer la vie plutôt que de le prendre en mode fataliste et d'aller contre parce que je moi j'essaie j'essaie de comprendre les règles du jeu et de comprendre comment je peux kiffer ma vie en suivant les règles plus ou moins disons. Tu vois ? Donc j'essaie de me dire "OK, les règles, bah c'est capitalisme, faut faire machin machin machin. Moi, j'ai envie de kiffer ma vie. Quel est mon objectif de vie ? Comment j'y parviens ? Comment je joue avec ces règles ? Du moment que je kiffe, il y a que ça qui compte. Donc je ne serais pas heureuse à me dire "On va tous mourir, on va tous voilà, tu vois ce que je veux dire ?" Mais je comprends qu'il y a des gens qui soient hyper et notamment, c'est horrible he de dire ça, mais les premiers qui sont qui ont très très peur, ben c'est tous ceux qui se font de l'administratif. Ouais. Et ces personnes-là, elles me disent "Mais malheur, est-ce que je vais être remplacé ?" Et j'ose pas leur dire que oui. Tu vois, j'ose pas leur dire que oui parce que bah oui, c'est l'un des métiers qui va être le plus rapidement remplacé par des agents parce que c'est pas un métier qui demande beaucoup de réflexion. C'est beaucoup de tâches chronophages, répétitives. Mais d'un autre côté, un jour, on m'a demandé de former un groupe euh chez France travail de demandeur d'emploi pour de la réception hôelière. Et là, je me suis rendu compte, c'était la première fois que je me suis dit tout le monde ne va pas pouvoir utiliser les I parce que ça demande quand même une certaine des certaines capacités cognitives et la fracture digitale qui existe déjà va être de pire en pire. Et quand on parle de l'intégration de Lia, on parle aussi des jeunes générations. Les jeunes générations, c'est extrêmement dangereux tout ce qui se passe. Et du coup, la fracture des compétences, elle va très très elle est de plus en plus prononcée et de et va très très vite se s'aggraver quoi. Ça ça fait peur pour parce que l'électronisme en France, il est quand même assez important. Maintenant, on a beaucoup de en fait, on a beaucoup de services particulièrement dans le public notamment où on va avoir des personnes qui ont des emplois qui sont normalement facilement actuellement intégrables via une intelligence artificielle ou via même un logiciel qui ne traite même pas d'intelligence artificielle. Mais ces personnes-là vont quand même faire ces tâches répétitives parce que justement elles sont dans la fonction publique, il leur faut un travail et cetera, elles ont un poste un prédéfini et on peut pas les mettre ailleurs. Ce genre de chose, ce genre d'évolution possible, ce serait potentiellement comme tu dis de casser cette cetteé électronisme et dire non, ces personnesl on va les former mais comme tu me dis, est-ce que ces personnes, elles ont envie d'être formé à l'intelligence artificielle et elles ont qu'est-ce qu'elles ont les capacités ? Il y a un autre cœur de métier qui qui se sent un peu un peu biaisé, je dirais, et profondément menacé par l'intelligence artificielle, mais c'est là c'est il y a quand même déjà pas mal de réponses de de gouvernement sur le sujet, mais c'est l'intelligence artificielle qui va être l'intelligence générative dans le milieu des arts parce qu'on a vu beaucoup de personnes qui ont tenté de tirer les ating du jeu encore une fois à créer des œuvres bien intelligence artificielle et à tenter du coup de d'en faire un commerce sur internet de publier avec des bandes dessinées, enfin essayer de publier des sur des blogs des bandes dessinées et même des manuscrits qui ont été envoyés directement à des maisons d'édition qui ont été édité en majeure partie par l'intelligence artificielle. Du coup sur ce genre de de positionnement, du coup, tu en penses quoi ? C'est une super question. Ça c'est un domaine extrêmement controversé. Moi mon opinion c'est le suivant. Lia, elle n'est pas capable d'innover. Soyons clair, Lia, elle est capable de créer, d'assembler. Elle n'est pas capable d'innover. Quand on parle de là, généralement, on va dire "Moi, je veux prendre cet artiste parce que il y a sa touche personnelle, il y a son il y a son idée. C'est derrière c'est vraiment la notion d'idée qui ressort." Et il y a énormément d'artistes qui disent "Bah Lia va me remplacer." Non, Lia va remplacer l'opérationnel. Il va remplacer oui le fait que tu fais des traits avec ta main mais va pas remplacer ce que tu veux créer. Elle va pas remplacer l'idée que tu vas apporter. Donc ça c'est le premier point, c'est cette limite entre qu'est-ce que va vraiment faire dans la Et après il y a un deuxième point très important que j'aime bien suier. Souvenons-nous un petit peu là de de l'histoire et du passé. Quand la photographie est arrivée, tous les grands peintres trucs et ça ils ont dit "Oh non ! on va plus jamais pouvoir peindre la photographie ça va nous remplacer la fin de l'art mais en fait non la photographie est devenue en art à part entière ouais exactement et donc Lia peut être perçu comme ça aussi peut être perçu comme une un nouvel une nouvelle sorte d'art et encore une fois prenons-le avec curiosité plutôt que de se dire je vais me faire remplacer mais les personnes qui étaient en bibliothèque ils se sont qui a trié des dans des tableaux ils se sont fait remplacer par Excel, mais ils ont évolué faire de nouvelles choses de n maintenant on va plus les voir pour ça, on va les voir parce que c'est des vrais livres ces gens ils connaissent tellement de choses. Enfin, tout va toujours évoluer et le plus important c'est d'accepter qu'il y a du changement et l'humain est extrêmement mal à l'aise avec le changement parce que l'humain aime le confort et c'est très simple de dire "Ah bah ça ça va me remplacer ça." Moi, je pense que dans un monde où l'intelligence artificielle sera omniprésente, on cherchera l'humain. Et donc, je pense que entre une table qui a été faite par une intelligence artificielle et une table qui a été faite par un artisan qui a mis vraiment son âme et son idée, euh si le prix est pratiquement similaire, tout le monde ira chez un humain et pas chez parce qu'il y aurait une vraie valeur ajoutée juste exactement ça. l'idée l'âme et ça Lia ne le remplacera pas. elle va pas remplacer l'âme de l'artiste et c'est sur ça qui faut jouer. Et puis même comme on disait tout à l'heure avec l'instrumentalisation et l'outillage de lia, il y a potentiellement même des évolutions qui vont tendre pour les artistes qui vont leur permettre d'avoir des outils, le nouveau Photoshop, si je dis une bêtise, mais qui va être gêné, qui va être boosté par des moteurs DI qui vont lui permettre de on voit qu'enva par exemple, il y a déjà pas mal de moteurs DI qui permettent de générer certaines choses. C'est très embryonnaire pour l'instant encore même si ça fait des choses très correctes mais je doute qu'un mid journée soit capable de remplacer un véritable artiste graphique artiste 3D ou alors un digital artiste dans les jeux vidéos. J'en doute fort. Ça va être utilisé pour des petits procédés chronophages comme bon ça fait un toolet avec Claroscure [rires] 33 mais il y a des toutes petites affichettes où il y a juste des petites écritures pénibles dessus. Oui, pour les rares trucs comme ça, ils ont utilisé d'intelligence artificielle mais tout le reste du jeu est fait par des digital artistes. Donc voilà, encore une fois instrumentalisation, outillage et on fait deux points de mesure en privilégiant l'humain avec en en tournevis. Voilà, très clairement c'est ça. C'est tout à fait ça. Et il y a la notion pour finir de les gens voient trop l'a comme la finalité. Les gens voient trop Lia comme ça fait la finale, ça fait le 100 %, ça fait Non, moi j'ai déjà utilisé Lia pour générer une image qui était une source d'inspiration pour exprimer mon besoin auprès d'un artiste. Ouais. Ouais. rien à voir. Mais moi ça m'a fait gagner du temps parce que moi je suis pas artiste. Je sais pas comment exprimer mon besoin auprès d'un artiste. B Lia m'a aidé à le faire et du coup l'artiste il a très vite compris ce que je voulais et après il a mis son âme. Et donc c'est ça que j'entends par là, c'est pas toujours une finalité, ça peut être une source d'inspiration, ça peut être de la valeur à aller chercher. Ça peut être une première base de travail mais c'est pas toujours le s [musique] comme les écrivains qui prennent une première base d'intelligence artificielle en parlant de leur projet où ils vont débattre de leur projet, réfléchir à leur projet, réfléchir à la profondeur du personnage comme ils auraient comme ils ont une discussion comme ils l'auraient avec n'importe quel être humain. Sauf que l'être humain en question, c'est une encyclopédie qui va pouvoir lui répondre. Une encyclopédie humaine entre guillemets artificielle mais humaine sur la réaction en est bien promptée et qui va lui permettre justement d'approfondir ses personnages et d'optimiser finalement son sa sa trame, ses personnages, la profondeur des des twists, des tfangers et cetera pour aboutir au meilleur roman possible. Je suis d'accord avec toi sur ce sujet. Pour ça, c'est quand même vachement vachement plus utile que de parler tout seul devant son miroir parce que ça c'est absolument pour les basiques. [rires] Tout à fait. Bah en tout cas, on arrive au on arrive aux 45 minutes. C'est c'est parfait. C'est exactement longtemps qu'on s'était donné. Rémy a dû nous quitter mais bon, on a pu finir tranquillement, il y a pas de souci. Malory, je te remercie beaucoup d'être venu. Merci pour l'invitation, ça fait très plaisir. Avec plaisir. J'espère que les locaux de Euridis t'ont plus même s'il fait froid. Mais mais en tout cas, je te remercie beaucoup d'être venu et bah écoute, je te souhaite bien du courage pour la suite et surtout pour ton activité à Toulouse parce que ça on l'a pas précisé mais tu es majoritairement sur Toulouse. Toulouse mais j'ai beaucoup de clients côté Montpellier. Donc merci beaucoup. Avec plaisir.

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